lundi 25 mai 2026

1983 David Bowie sort l'album Let's Dance une petite révolution

Certains et certaines, parce que c'est après tout une histoire de générations, n'avaient de David Bowie dans les années 80 une image floutée. Certes nous avions découvert quelques années avant le tube "Ashes to ashes" sur l'album "Aladin Sane" en 1973. Mais l'époque Ziggy Stardust et celle du Thin White Duke était loin et appartenait à une autre tranche d'age. Nous avons été les témoins pour certains d'un avant "Let's dance" et d'un après. Un public fidèle et respectueux suivait Bowie. Les albums se vendaient très bien. Mais il n'était pas planétaire. Alors David Bowie a relancé sa locomotive. L'album "let's dance" est arrivé dans les bacs en 1983. Un grand changement et une sacrée révolution sonique ! 



Fini les sons alambiqués et les guitares tortueuses. Bowie cherche un son direct et totalement radiophonique. Il embauche ainsi Nile Rodgers comme guitariste et producteur. Nile Rodgers lui apporte un son, des tubes "Let's dance", "China girl" empruntée à Iggy Pop, "Modern love" et des faceb percutantes comme "Cat people". Les refrains sont immédiats, directs, faciles à retenir. Le tour est joué. De plus, le guitariste aux doigts d'or lui apporte une très bonne connaissance dans la distribution en radios et surtout sur une chaîne qui monte MTV

C'est donc un David Bowie en pantalon à pinces, cheveux blonds piscine que nous découvrons sur MTV avec "let's dance" qui passe en boucle ou encore pendant le Live Aid. La transformation est totale. L'album se vend à plusieurs millions d'exemplaires. Du statut d'artiste arty Bowie passe au statut de pop star. Pari gagné. 



 Beaucoup ont pensé que Bowie ici avait donné son âme. Bowie a choisi sur cet album à nouveau une autre voie. L'angle de vue doit être t'il changé ? Peut-être. Car l'artiste ici propose une version mixant pop, rock et funk typiquement années 80 sans perdre l'étrangeté chic dont il a fait preuve jusqu'à cet album. Les grooves des tubes sont quasi hypnotiques. 

Derrière les refrains polissés pour étudiants et étudiantes en plein flirt se cache toujours cette distance ironique comme s'il sourait au succès atteint et au pari réussi. C'est un peu cela David Bowie ! Toujours un nouveau tour à sa poche qui a fait mouche maintes fois. La pop star  se réinvente à chaque fois. Bowie a toujours été content du succès de "Let's dance" mais il a toujours trouvé un grand dommage que celui-ci est un peu effacé la prise de risque sur les albums précédents. Avec "Let's dance" Bowie est a peut-être atteint Mars et écrit le premier chapître d'une musique planétaire. 






mardi 19 mai 2026

Primiitive ring supergroupe psychedelique opus 1

Dans la catégorie "Supergroupe" on a eu droit à de beaux évènements depuis les premiers temps du rock : pour les 70's le trio légendaire Beck, Boggert, Appice, Cream, Blind Faith et puis les décennies 90s ont eu droit à Them Crocked Vultures(formé de Josh Homme et John Paul Jones) ou Audioslave qui réunissait Chris Cornwell et Tom Morello. On pourrait même y rajouter Page et Plant. Bref les supergroupes viennent chaque décennie frappé à la porte du rock. Le heavy néo-psychédélique étant à la mode c'est Primitive Ring qui s'y colle avec des membres pas si méconnus que cela si vous suivez cette scène très fournie en musiciens et productions. 


Le trio californien Primitive Ring débarque avec un premier album éponyme qui sent la sueur, les amplis chauffés à blanc et le rock joué sans filet. Formé autour de Bert Hoover, Charles Moothart et Jon Modaff — des musiciens déjà passés par des groupes comme Fuzz, Hooveriii ou Frankie and the Witch Fingers. Le groupe propose ici un disque direct, nerveux et profondément vivant.

Sorti chez In The Red Records, Primitive Ring mélange garage rock, psychédélisme et énergie punk dans un ensemble qui ne cherche jamais la perfection technique, mais plutôt l’impact immédiat. Les guitares rugissent, la section rythmique avance comme un train lancé à pleine vitesse, tandis que les voix gardent un côté spontané et presque sauvage.



L’album contient onze titres, ni plus ni moins, avec des morceaux comme Fire and Brimstone, Heads Will Roll ou encore Golden, qui illustrent bien l’identité du groupe : un rock brut, intense et collectif. On sent l’influence du garage psyché des années 70, mais aussi une envie moderne de faire vibrer le rock sans artifices et de tendance un peu heavy. .



Au-delà de l’énergie, Primitive Ring réussit surtout à transmettre une sensation rare aujourd’hui : celle d’un groupe qui joue ensemble avant tout pour le plaisir du bruit, du partage et de la tension électrique. Un premier album prometteur, taillé pour les amateurs de rock organique et de concerts trop forts pour être raisonnables






samedi 16 mai 2026

la dopamine Status Quo avec Hello en 1973

 


Status Quo est un fabricant de bonheur, une véritable dopamine. Il suffît de se pencher sur leur album de 1973 "Hello". Ce disque est celui où le groupe trouve pleinement sa formule : un boogie rock brut, répétitif mais terriblement efficace(changer de style n'est pas nécessairement une bonne affaire dans le rock).

Dès les premières notes de "Caroline" le ton est donné. Status Quo ne cherche pas la sophistification mais l'impact. Et ça fonctionne ! L'album enchaine les morceaux pour notre plus grand plaisir. 

"Roll over lay down" s'impose comme une pierre angulaire du répertoire. Ca monte progressivement, c'est groové, c'est simple au premier abord mais surtout très fort. Bien-sûr il y a d'autres chansons sur cet album et elles sont variées et toutes aussi agréables sans jamais trahir leur style. 



Ce que l'on retient de ce "Hello" ce sont ces engrenages parfaitement graissés qui impriment le truc, la chose de ce boogie endiablé qui fait mouche à chaque fois. Telle une machine les guitares de Rossi et Parfitt se calent merveilleusement sur la basse de Lancaster et la batterie. Ca avance en regardant toujours devant. La route est tracée pour le groupe dont le tourneur français sera plus tard  l'ami Jacky du Club Dorothée, véridique ! 

Disque d'efficacité et non d'expérimentation "Hello!" est tout simplement un classique tel que le rock britannique en délivrait dans les 70's. Complexe ? Non. Efficace ? Un grand oui et surtout rempli de cette énergie brute et d'une forte identité qui fait qu'aujourd'hui encore le groupe est sur la route et délivre encore des albums studios. Ca roule ! 








jeudi 14 mai 2026

Theblackkeyspeachesalbum



The Black Keys reviennent à quelque chose de beaucoup plus brut, presque instinctif avec ce Peaches. Ce quatorzième album, sorti le 1er mai 2026, n’est pas un disque classique : c’est un album de reprises, conçu comme un retour aux racines blues et rock du duo. 

Dès les premières secondes, le ton est donné : ici, pas de production léchée ni de refrains calibrés pour les radios. Le son est rugueux, organique, parfois sale comme on le produit maintenant, comme capté sur le vif. Ce choix n’est pas anodin : le disque est né dans une période personnelle difficile pour Dan Auerbach, ce qui se ressent dans l’énergie presque cathartique des morceaux.

Le duo revisite une série de titres obscurs ou cultes du blues et du blues-rock, avec une approche minimaliste : guitare, batterie, et cette tension permanente entre groove et saturation. Le single “You Got to Lose” est l'exemple type de ce que l'on trouve sur l'album — un morceau qui semble plus joué que produit, plus vécu que construit. La musique c'est quand même cela au départ avant de poser sur chaque piste des chaînes de plugins. 



Là où leurs albums récents pouvaient sembler parfois trop polis(le son de l'indé a toujours cette odeur du col roulé bien plié comme il faut), Peaches! agit comme une récréation thérapeuthique. On y retrouve l’esprit de leurs débuts, période The Big Come Up, avec cette sensation de jam session capturée à chaud. Certains titres flirtent avec l’improvisation, donnant au disque une bonne cohérence émotionnelle au final. 

Peaches  n’est pas un album spectaculaire ni innovant et il ne sera pas un disque référence du blues-rock. Mais avons-nous besoin de références après tout !  Peaches! est un disque de passionnés, presque un hommage à leurs influences, où chaque morceau respire l’amour du vinyle, des vieux standards et du son analogique même si on préférera la version de Doctor feelgood pour "She does it right". Il faut reconnaître aux Black Keys un talent totalement décomplexé des vieux shémas. 

Au final, Peaches! n’est pas là pour conquérir de nouveaux sommets commerciaux . Il est là pour rappeler pourquoi The Black Keys existent encore : jouer, ressentir, et revenir à l’essence même du rock. Un album imparfait, parfois brut de décoffrage, mais profondément sincère.



wooden pearls Against the tide road trip rock

  Orthez a connu un age d'or pour sa scène locale. C'était avant. Dans ce siècle qui débutait ou un autre qui finissait nous avons e...