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vendredi 21 octobre 2022

octobre rock'n roll en Scandinavie avec The Curse



Puisque la fin de l'abondance a été déclarée et que le pull roulé est de retour autant avoir vraiment chaud dans un pays froid. Direction la Suède et sa longue cohorte de groupes de rock avec un big R ! Bienvenue dans l'autre pays du rock

Imaginez-vous au guidon d'une bonne vieille Norton de 44, le cuir éraflé, casque bol à lanières cuir,  et vous roulez accélérateur en bout de course ! La musique de The Curse, ressemble beaucoup à cela. Dans sa musique et ses productions, le quatuor suédois n'a pas lésiné sur les riffs et les rythmiques bien chaudes stylées pub rock furieux. Pieds enfoncés sur les "overdrive" , lampes d'ampli incandescentes pour la température le rock de The Curse va vous plaire. Vous l'avez compris le groupe délivre un rock'n roll haute énergie bien compacte. A chaque composition suffît son taux de transpiration intense mêlé à de bons uppercuts de volts et de watts



Gros  riffs acérés,  rythmiques endiablées baignant dans une efficacité sans aucune commune mesure  ce quatuor si frais nous offrent deux bons sacrés albums sur lesquels il faut vraiment s'arrêter : "Calcutta Sunrise" et "Suck it in spit it out". Très vite tout cela vous rappelera le bon temps des pubs rock qui reniflaient le whisky, la bière et la sueur. 



A l'heure où l'on dit le rock mort, le rock'n roll enterré on ne peut pas et plus louper cet excellent groupe  véritable locomotive de rock speed et survolté. Ici tout n'est question de commencer le morceau, de suer, de finir et de recommencer ce cycle . The Curse est sans doute le dernier des grands groupes suédois à écouter et à aller voir absolument en scène.  Un orgasme auditif pur ! Bonne écoute ! 


 





dimanche 25 septembre 2022

Robert Plant le solo du dirigeable Pictures At Eleven



Certains commencent leur carrière de chanteur en groupe et y restent. Pour d'autres il y a le groupe avant et puis pour diverses raisons la porte de sortie est grande ouverte et c'est la reconversion. Bien avant le retour au vert, Robert Plant, par force, a commencé sa carrière avec un album que pas grand monde n'a aimé. A vrai dire sans le dirigeable tout le monde pensait que çà ne marcherait pas. Robert en a défié des épreuves au sein de Led Zeppelin. "Pictures at eleven" fût sa première marche. 

"Pictures at Eleven" est donc le premier opus d'une très longue liste dans la carrière du chanteur. Mise à part sa symbolique qui est difficilement digérable par les fans de son ancien groupe l'album propose quand même 8 chansons. Il sort  en 1982 sous le label de Led Zeppelin : Swan Song qui fonctionnait encore et est produit par le chanteur lui-même. C'est une équipe de musiciens de studio qui travaillent ici pour Robert avec des stars de la batterie de l'époque pour certains titres comme Phil Collins ou encore Cozy Powell. Il fallait de vrais frappeurs pour cet album. Cela se sent sur toutes les chansons. On retrouve à la guitare Robbie Blunt que Plant a bien connu dans les Honey Drippers plus tôt. Il est enregistré dans un lieu que Robert a bien connu aussi : Les studios Rockfield dans le Pays de Galles. 




C'est un album charnière que nous avons là, entre un Robert Plant en solo, qui souhaite proposer une base pour sa  nouvelle musique qu'il va faire, mais aussi construire son répertoire en se servant  de l'avant sans l'oublier. Les titres "Slow Dancer" et "Like I've never been gone" auraient pu être des bonus zeppeliniens. Les autres chansons sont guidées par le style de l'époque, remplies de ces nouveaux claviers entre soft rock approchant une certaine presque new-wave,  rock fm, mainstream. 

Bref le grand Robert sera plus pop. Il développera à partir d'ici ce que,  finalement Led Zeppelin avait commencé à effleurer sur Physical Grafitty, Houses of the Holy ou encore carrément Présence. On accroche ainsi à beaucoup de morceaux qui auraient pu se trouver sur ces albums  comme le big rock U.S de "Burning down one side" ou encore "Pledge Pin" bonne chanson pour un Présence. 




Voilà donc un album de deux mondes qui préfigure toute la nouvelle carrière du chanteur . Le barde Robert Plant va ainsi voyager dans  beaucoup d'univers, de cultures afin de ne  faire artistiquement qu'un. Nos seuls regrets se portent  sur ces claviers que Robert Plant et plein d'autres ont    toujours plus ou moins eu du mal à utiliser, à doser  à leurs  débuts en en mettant un peu trop, un peu partout mais MTV pointait il faut se le rappeler. A ranger après Présence tant il aurait pu en être une suite ou un second disque de bonus. L'album avait atteint la 2ème place des charts britanniques et la 5ème des charts américains. Deux bonus figurent sur la remasterisation : "Far post" et "Like I've never been gone" en live. L'album était dans tous les bacs en 1983. "Coda" lui sortait en 1982 avec comme maestro aux manette Jimmy Page. L'ordre était respecté. 







dimanche 11 septembre 2022

Et si U2 avait fait du rock avec l'album The unforgettable fire



Cela fait quelques jours que je réécoute cet album de la bande à Bono "The unforgettable fire". Je sais que les ultras du rock'roll vouent une détestation aux U2 mais pourtant à l'écoute de celui-ci et même, s'il n'y a rien de rock'n roll dedans, il me renvoit à des choses assez rock qui se font fait après(new-wave new-romantics, post punk, post rock). Bien que je ne sois pas un ultra fan je pose la question d'une  réhabilitation  possible pour un disque qui contient un mega-hit et qui est l'anti-chambre d'un groupe de stade. Qui sait peut-être bien...

C'est après l'énormissime War de 1983 que U2 est à nouveau rentré en studio pour donner une suite logique aux 2 mega-tubes qu'il avait créé("New Year's Days, Sunday Bloody Sunday"). Sort donc "The unforgettable fire" en 1984 enregistré avec les mêmes musiciens dans les studios du Slane Castle mais aussi aux studios de Windmill Lane à Dublin. U2 depuis War s'est entouré de deux mastodontes en terme de production à savoir Daniel Lanoix et surtout Brian Eno. 



Sous sa pochette à l'apparence gaélique se cache le titre du disque tiré d'une exposition à Chicago sur le dégâts de la bombe atomique. Voilà pour la déconne et l'environnement gai du disque. Passons au contenu maintenant. Et le contenu est pas si mal au final ! Déjà au niveau du son. Car si "War" s'était révélé un peu brut de décoffrage ici un travail du son a été effectué méticuleusement pour faire ressortir tous les morceaux autant les plus directs, que les plus atmosphériques. U2 explore ici le rock comme un genre en le déclinant avec toutes ses variétés et notamment libérant son approche du chant, des guitares, des rythmiques. Nous avons donc droit à des morceaux très rock directs(l'ascendant "a sort of homecoming", l'étincellant hymne "Pride", le funky "Wire","bad" ou "indian summer sky") et des chansons plus introspectives ("The unforgettable fire" ou MLK"). C'est donc un panachage rock que s'offre U2 et une sorte d'anti-chambre charnière vers "The Johsua Tree" futur suivant opus en proposant un disque relativement écoutable et appréciable notamment en édition cd. 



jeudi 21 juillet 2022

Indispensable Mr Rumble n'est ce pas Monsieur Link Wray ?


"Je cherchais quelque chose que Chet Atkins n'avait encore jamais joué, qu'aucun de ces rois du jazz n'avaient jamais joué... J'étais en quête de mon propre son".

C'est en ces termes que se décrit le guitariste le plus influent de la musique rock et de toutes ses chapelles, et, je dis bien TOUTES ses chapelles. Derrière ce bout d'histoire un nom, un seul ! Link Wray ! Ah vous ne connaissez pas l'un des plus immenses guitaristes au monde ? Alors il faut faire la mise à jour 4.0 

Classé 50ème dans le top des 100 guitaristes mais qui est ce gars ? Link est né à Dunn en Caroline du Nord et meurt en 2005 à Copenhague. Le monsieur a quelques particularités. C'est un amérindien(que les Yankees n'ont pas pu bousiller). Sa maman est handicapée et il naît avec un accouchement aux forceps qui laissera des cicatrices sur le visage toute sa vie.  Jeune, il contracte la rubéole ce qui lui laisse des séquelles auditives et influencera son son en jouant plus fort pour l'entendre. A 8 ans il emprunte une guitare offerte à son frère, une Maybelle  mais il s'en fiche. Plus tard alors qu'il n'arrivait à l'accorder un ami vient lui règler la guitare et commence à jouer du bottleneck dessus. Sa passion pour la six cordes commence ici et deviendra une véritable obsession.



En 1943, il déménage sur Portsmouth en Virginie. Il travaille dans les chantiers et intègre ses premiers groupes de country. 1955 il part pour la Corée il revient en 1956 avec un poumon touché. En 1955 il forme son premier groupe avec ses trois frères "Lucky Wray and the Palominos Ranch Hands ". La même année forts d'une renommée dans le pays ils partent enregistrer à Washington pour enregistrer des chansons mais insatisfait de ses vocaux il passe à une nouvelle phase. Il travaille un son beaucoup plus lourd sur son instrument. 

1958 : 

Sorti de l'hôpital après son opération du poumon, il joue sur scène mais ne peut chanter. Son frère positionne alors un de ses micros chant sur son ampli et obtient un son extrêmement saturé. "Rumble" vient de naître. Un million d'exemplaires de ce titre totalement instrumental sont vendus. Le titre est parfois interdit dans des radios car accusé de provoquer une violence juvénile. 



Une période riche s'ensuit dans les grands labels comme Epic ou Swan. Puis lassé du business il se retire et enregistre sur un magnétophone 3 pistes. Il formera après un grand groupe avec des membres de Quicksilver Messenger Service. En France il jouera sur 4 titres de l'album "Chatterton" d'Alain Bashung

Link Wray laisse une influence dans tous les mouvements du rock(rockabilly, blues rock, hard-rock, punk rock, grunge et plus). Jimmy Page le cite comme un homme qui avait une vraie rebelle attitude dans son jeu. Link Wray a totalement domestiqué l'effet Larsen, le maîtrisant au plus haut point. Il a introduit les positions, accords Power-chords dans le rock tout simplement. Il est le plus grand guitariste influent du rock tout simplement. Il laisse après ces techniques et apports énormément de 45 tours, plus de 20 disques véritables méthodes de guitare sur vynil, et un film à voir sur sa vie absolument "Rumble". Une discothèque digne de ce nom doit posséder un exemplaire de son "Rumble". 




La première fois que j'ai entendu de Link Wray c'était vers les années 2000. J'avais eu un enregistrement live. Jusque là je n'en savais que très peu sur lui. Link Wray est réapparu dans ma vie en rencontrant un ami spécialiste dans les techniques d'enregistrement vintage(notamment sur bandes) dans les Landes. Nous avons écouté beaucoup Wray sur disque vinyl. Je commençais à comprendre que ce guitariste était un peu le père de tous les guitaristes de rock jusqu'à maintenant. 

Puis il y a eu Jimmy Page(que je n'ai pas rencontré hein)  dont je suis très fan et cette video où il en parle avec véhémence de Wray dans le film  "It might get loud". Et puis encore il y a eu le film "Rumble"

Pour être proche de Link Wray de son approche du son, il ne faut pas vouloir jouer comme les autres c'est une volonté viscérale à jouer comme on le veut, comme on le sent, comme cela nous fait frémir, vibrer. Je remercie celle que j'aime qui m'a offert cet exemplaire de Wray(thanks my love) . Dès l'écoute on se rend compte de l'importance du guitariste et son influence sur tous les styles de rock. Il joue ici avec ses frères. Un vrai disque de rock rassemblant des chansons incroyables, attractives, inventives et dynamiques "ace of spades, jack the ripper, I'm branded" sans oublier son fameux "rumble" qui m'est si cher. Un disque miroir pour tout guitariste. 

Philippe Sargeni

lundi 4 juillet 2022

Killing Volts - Symptomatic Dilemma la Suisse, son chocolat et son rock up to the limit !



Il faut toujours regarder les anciens numéros des magazines ils cachent souvent de bonnes formations avec de très bons albums C'est le cas des genevois de Killing Volts qui officient depuis 2016 et  proposent un premier album nommé "Symptomatic Dilemma" bourré de puissance, de mélodies, de riffs bref du rock ! Et bien-sûr vous l'avez deviné on vous conseille d'aller l'écouter et l'acheter tant le résultat est très bon. 

Le quatuor s'influence de beaucoup de choses : du punk pas mal, du grunge dans ce qu'il a de puissant et aussi du métal. Le quatuor réussit en tout cas un savant mélange des trois styles et le compacte dans un travail de mixage très réussi(bravo à l'équipe son). La voix de Tania s'insère très bien dans les rythmiques rappelant les riches heures du mélange grunge/métal qui a très bien fonctionné il y a quelques décennies. Mais la nostalgie on le sait est une mauvaise camarade et ici le groupe offre le bonus son qui fait la différence avec ses rythmiques fuzzées savamment dosées contre balançant des solos que tout groupe de métal jalouserait. 



D'entrée "Love sailed" ou "Mr Trouble" annoncent à quelle sauce va être dévoré l'auditeur. Le groupe alterne intelligemment les intros. Elles sont soit arpégées, soit vocales et sombres, enchanteresses ou encore avec des gimmicks de batterie dynamiques plaçant les morceaux dans des styles variés et dynamiques "Rattlesnakes". Un groupe sacrément bon et un excellent album rock  qui égaiera vos soirées entre amis du headbang. Une totale réussite. 





mardi 28 juin 2022

Dave Stewart and the Spriritual Cowboys

J'avais gardé ce souvenir proustien de Dave Stewart jusqu'à ce que je retrouve la galette dans un bac pour très peu. Cela tombait bien les vacances arrivaient. C'est dans cette ambiance que j'ai retrouvé le rock ou plutôt la musique de la moitié des Eurythmics sur ce premier album. Ca sent une modernité avec les imperfections de l'époque, le mélange d'une new-wave commerciale dans la continuité du duo, d'une pop à grands gimmicks de guitares mais aussi une grande maîtrise du guitariste qui avait su calibrer sa musique pour les radios qui n'étaient plus libres depuis un moment.


Dave Stewart n'est pas seul sur ce projet. S'il s'en tient aux textes, aux vocaux et à sa guitare il possède une sacrée équipe qui a parfaitement confectionné l'ossature de tout l'album avec de sacrés claviers, des bonnes basses, des bonnes batteries sagement programmées. Si le début de l'album laisse dubitatif la chose prend tout  son sens avec le magistral " Diamond Avenue". Dave Stewart and The Spiritual Cowboys sont certainement critiquables par ce côté sirop au taux de sucre trop élevé mais il détient quand on sait s'y attarder de véritables petites merveilles de rock très sombre (le post-punk n'existait pas encore !) comme ce "On fire". La voix de Dave Stewart est comme sa guitare elle s'insinue partout avec une grande élasticité. Tantôt souple, ample, enveloppante ou tout simplement rock "Party Town" ou encore "Fashion Bomb". Le reste est représentatif d'une certaine musique pop commerciale d'une époque révolue. Cette décennie avait 6 ans. 








vendredi 17 juin 2022

Trop chaud vive October des U2

 U2 mais non Philippe mais non pas ici ! rires... Il faut tout se permettre en musique et surtout d'écouter et même revenir en arrière pour se rappeler. Non je suis pas un fan des U2 mais voilà aller revisiter leurs premiers albums je pense est une bonne chose et surtout ce deuxième album "October" paru après "Boy". La sauce commençait à monter mais pas encore au stade de leur "War"("New year day" hein ) . Beaucoup crient sur ce groupe "The Edge" ou "Bono" mais ils ne seraient rien sans Adam Clayton et son talent  à la basse et Larry Mullen Jr aux fûts. Faut-il avoir cette vieille galette dans votre discographie ?  

Le disque s'ouvre par le pulsatif "Gloria"  et  déjà pointe les harmonies complexes que le groupe va poser tout au long de beaucoup de chansons dans sa carrière soutenu par cette paire basse/batterie métronomique. "October" est un peu un best of de la marque de fabrique du groupe . "I fell down" est l'exemple type de la chose avec une utilisation du clavier que le combo irlandais sait sacrément bien manier en montées et descentes vertigineuses. Et puis il y a des choses qui semblent n'avoir aucunes influences aucunes bases anciennes ancrées dans le passé comme "rejoice" ou encore "Fire" et se posent à des morceaux plus progressifs et approchent un certain lyrisme ("October"). Le travail de composition est colossal ici. U2 livre 4 derniers morceaux qui sont sans doute les prémices de ce qu'ils proposeront sur la période "Joshua Tree" avec des chansons dépouillées, pop parfois, post quelque chose avant l'heure. Mais c'est sans doute "Is that all" qui est le dénominateur commun entre cet album et le live qui viendra après incluant les morceaux de "War" . U2 signe ici un album très particulier, stylé et bourré d'anticipation dans lequel il faut savoir se perdre pour l'apprécier à sa juste valeur. 



lundi 13 juin 2022

Festival "very good trip" samedi et dimanche en bonus - un jardin anglais et irlandais


On allait pas se priver d'un second soir sur le festival "Very Good Trip". C'est à dire qu'une équipe hyper accueillante et sympathique avec une programmation au top sont des arguments assez convaincants. En tout cas l'organisation avec à sa tête Mathieu Turon peut être heureuse pour l'affluence qui est en augmentation pour ce deuxième soir. Le menu proposé hormis les super chipolatas et autres ventrêches(au diable votre régime !) nous offrait une sacrée affiche. 

Ce sont les parisiens de  Polycool qui se sont collés pour ce début de soirée et qui ont  présenté un sacré show, rock de bout en bout. La musique de Polycool est grandiose, un rock proche des premiers Floyds(oui tous ces titres des cinq premiers albums que personne ne diffuse sur son fil d'actualité lui préférant les singles de The Wall) mais aussi des relents du grand Carlos Santana. A cela, Ajoutez de la pop smooth, acidulée aux sonorités 80's vous avez un sacré cocktail parfait. Le gig s'est magnifique terminé sur un morceau qui parlait de Miles Davies. Un grand groupe sous nos yeux et nos oreilles, rock, communicatif et cool ! 



Ce sont les Bops de Bordeaux qui montent sur scène juste après les parisiens.  Un rock en anglais dynamique, et une super pulsation qui a illuminé cette soirée.  Le groupe a dévoilé une sacrée variété de créations rock, riches en harmonies et sacrément bien en place. Tantôt dansant, tantôt plus hargneux les Bops ont réussi un sacré concert qui a ravi tout le public et nous avec tant leur rock nous rappelle beaucoup de choses avec de grands morceaux comme ceux qui nous parlent de Ravachol ou le magnifique "The Flag". On espère les revoir vite. 



Toute basse devant, chemises orange les Frank and Walters ont balancé un show sans concession en enchaînant un par un leurs grands morceaux. Du rock, de la pop de temps à autre mais épique mon gaillard ! Epique à nous faire dresser les poils des avant-bras. Car toute la beauté de Frank and Walters est là : l'émotion... si absente chez tant d'autres groupes. La musique fonctionne à merveille : du rock anglais comme on l'aime avec la petite touche du pays : L'Irlande et un jeu scénique totalement parfait que tout le public a su apprécier comme une grosse bouffée d'oxygène en ces temps troubles. Frank and Walters sont un très grand groupe nous le savions mais samedi soir leur concert a  été exceptionnel. 



Alors il a fallu finir cette programmation. Après une longue attente Penelope Isles a commencé son concert entre longue intro au violon, de multiples sons aux guitares et puis après cette lente introduction cela a été la musique, la musique avec un grand M de Penelope Isles. De la pop psyché sacrément bien joué et très fédératrice que beaucoup de festivaliers ont adoré avec de grandes envolées de guitares, de superbes mélodies bien appuyées aux claviers, des voix à tomber et une basse batterie avec une sacrée mise en place. Un concert totalement inoubliable qui vient clôturer une soirée incroyable. 



Nous n'avons pas pu voir toute la journée de dimanche(élections, réveil difficile rires) mais l'équipe du festival n'avait pas été avare en programmation pour offrir une journée à participation libre pour les artistes avec un plateau à nouveau d'incroyables  artistes qui ont joué avec brio et talent. Un festival réussi, bien mené de bout en bout autant par la programmation que l'équipe organisatrice et ce, à tous les postes. Un grand bravo à tous et toutes. Vivement l'année prochaine ! 


mardi 7 juin 2022

The Dead Weather horehound - les 11 travaux de Jack White

 En 2009 Jack white avait laissé (un peu) tombé la guitare et s'était positionné batteur et chanteur du Dead Weather épaulé par la nébuleuse Alisson Mosshart(guitare et chant). Sorti sur le label Third Man Records le groupe avait proposé  "Horehound". 11 plages dédiées au blues le plus poisseux, le plus tordu, au rock le plus acide sans doute de cette période. A lui seul cet album était à nouveau une démonstration du génie communié du Jack White en mode solo project. 

Vieilles baraques au planches pourrissantes surplombant le bayou où la chaleur atteint une température poisseuse c'est sans doute là que nous mène Jack White et si vous rajoutez les vapeurs d'un whisky bien frelaté alors vous avez bon. Car tout cet album repose sur cet univers poisseux, glauque. Le ton est donné dès "I cut like a buffalo" et ses éructations sexuelles tribales. Quand le Jack est à la batterie c'est un peu comme à la guitare il y règne tel un roi lézard visqueux s'initiant dans tous les moindres interstices de vos neurones déjà bien rongées. 

Du blues il en est beaucoup question ici vous avez bien compris. Jack White sait le tordre, le disséquer, en sortir sa substance minimaliste et le réinjecter dans une création crue comme sur "so far from your weapon" ou encore dans la sombreur poisseuse Doorsienne  de "Rocking horse". Un album à conserver précieusement au fin fond de votre discothèque et à ressortir  les nuits de canicule tant il peut être la bande son parfaite pour des soirées...  Metaphysique poisseuse quand tu nous tiens... 





mardi 31 mai 2022

Primal Scream Riot City Blues - Le meilleur album des Stones

2006 arrive sur les platines l'album du groupe écossais de rock indépendant(ne rions pas !!) Primal Scream "Riot City Blues". Sans le savoir !? Les fans indépendantistes ne le savent pas encore mais ils ont dans les mains peut-être le meilleur album des Stones tant Primal Scream a su aspirer pour son album le style des pierres qui roulent et de tous leurs frangins et cousins. Ah Cosa Nostra quand tu nous tiens ! Et ce n'est pas juste un peu ou juste comme çà sur un morceau non non Primal Scream groupe de rock indé a pondu tout simplement un des grands albums de rock de cette année-là. 

10 plages dédiées au rock, au rock'n roll, au blues rock à tout ce qui agite nos vortex et nos fesses et j'en passe. Ca démarre  d'entrée par un cadencé "country girl" la bipolarité Stones/Waterboys est totalement respectée.  "Nicky Gritty" et son intro on ne peut pas plus star me upienne sont  la parfaite bande son pour recevoir Mr Mick "jogging" Jagger. Bref de plage en plage Primal Scream montre ici un talent incroyable à se saisir du rock et à l'offrir sous ses différentes formes, styles, chapelles, périodes et j'en passe. Sixties, seventies peu importe un seul dénominateur commun : rock martelé par une production adaptée à chaque plage comme le tonitruant "99 floor". Les Primal Scream offrent ici sans doute le meilleur du rock de 2006 sur ce "rock city blues" totalement indispensable mince puisqu'on vous le dit ! Volez-le ! Surtout l'expanded Version de l'album ! Le plus grand foutraque du rock'n roll de 2006 !





dimanche 29 mai 2022

Rare Tracks : Birth of Joy Make things happen

 Birth of Joy (en référence au livre de Frederic Nietzstche "la naissance de la tragédie")était un grand groupe. Je dis bien "était" car il n'est plus depuis quelques années. Mais quel parcours avec des concerts époustouflants et aussi quels disques incroyables de ce groupe batave (néerlandais) né en 2008 au sein de l'académie de Herman Brood qui donnait dans le mix parfait !La musique de Birth of Joy est une progression constante entre le blues, le rock psychédélique 60's 70's et le rock'n roll ou le Boogie Woogie. Signé chez Suburban Records le groupe avait rendu visite  à la France  à plusieurs reprises où il avait littéralement mis son public à ses pieds notamment au Pingouin Alternatif à Arthez de Béarn. La France avait été décidément pour eux leur second pays puisqu'ils y avaient fait leur dernier concert sur Rennes avant de splitter en 2011

Leur premier album ressorti avec une nouvelle pochette, "Make things happen" de 2010-2011 devient donc quelque chose de légal mais rare au possible. Ce mix parfait distillé par le groupe en scène ne se réservait pas seulement sur les 4 planches mais déjà pour une bonne part sur album où le groupe dès ce premier opus prouvait qu'il n'avait rien à envier aux dinosaures des 70's ni aux mouse costauds du progressif. Car déjà on sent pointer la chose dans cette galette. Les progressions sont là. C'est ce qui fait certainement de cet album un must d'une discothèque de raretés actuelles. Le groupe jette tous les chevaux dans la bataille et force est de constater que tout est bon, qu'il ne contient pas même une petite faiblesse. Orgue Hammond et guitares desservent des chansons rock efficaces, puissantes que la batterie soutient à merveille rappelant les très grands  power-trio. Comme si Cream rencontrait Purple et croisait Zeppelin.  On regrette bien-sûr le split de cet énorme groupe et on se régale encore et encore de ce Make Things Happen que nous vous conseillons. 





vendredi 27 mai 2022

Eels Extrême Witchcraft


 


Eels, c'est à dire Mark Oliver Everett nous propose un peu sa vie sur chaque album. Cela a tantôt été grunge, rock, acoustique mais toujours avec un souci de poser les choses à chaque album et peu importe si elles ne sont pas joyeuses. La création est ainsi pour lui et son projet de lui-même. Chaque album est ainsi une donnée de température de sa vie. C'est donc toujours une petite crainte que nous avons à chaque sortie(rires). Le mois dernier l'ultime opus "Extrême Witchcraft" (mine de rien son 14ème album) s''est retrouvé dans les bacs et .... surprise..... !!! 

La surprise est un peu de taille dirons nous car le musicien qui s'est très bien entouré autant que  cela soit en terme de production ou de collègues instrumentistes. Il revient avec un album profondément rock sur toutes les plages. Côté production on retrouve lui-même et John Parish(responsable du son chez Pj Harvey, 16 Horsepower et d'autres Dominique A). Eels a retrouvé son ancien comparse aux fûts Knuckes et Kool G Murder à la basse et aux claviers. Eels offre ainsi avec son équipe un album rock à la fois  punk dans l'énergie et bluesy dans ses petites intonations. Les 12 plages sont une merveille. Rien n'est oublié, tout coïncide, tout coule de source. Un morceau en appelle à un autre. On en veut encore et toujours plus. Du riff, des bonnes rythmiques, du soutien, la voix de Eels qui déboule. Toute l'artillerie est déroulée pour une bataille gagnée quasiment d'avance tant l'album atteint une certaine perfection, chose rare dans nos époques. Eels est grand ! 







mercredi 25 mai 2022

Black Keys le retour

C'est beaucoup dire des Black Keys qu'ils font du blues-rock pur mais mais leur bluesy pop rock matinée de néo-garage fait effet. La phase "El Camino" et "Turn blue" (2011-2014)est derrière. "Let's rock" est arrivé en 2019 et à vrai dire nous n'y avons pas cru. Pourtant le duo de l'Ohio a redynamisé à nouveau sa pop-blues et nous a balancé dès l'an passé "Delta Kream" fait de reprises de blues avec notamment un clin d'oeil à John Lee Hooker. Jack pot total les Black Keys se sont remis en piste à nouveau. Et les revoilou avec un nouvel album "Dropout Boogie" qui sent bon, Nashville où ils enregistrent maintenant, le chaud, le déhanchement, le 12 bar mais pas que, d'ailleurs comme ils font d'habitude. En un mot les Black Keys sont de retour à nouveau et c'est bien ! 

"Dropout boogie " des Black Keys est donc dans les bacs réels et virtuels des usines streamings. Chaud devant ! si vous connaissez Captain Beefheart(1967) le titre fait référence à une plage du premier album du monsieur. Dan Auerbach et Patrick Carney ont sacrément mis les bouchées doubles pour nous donner un album aussi varié dirons-nous. On retrouve donc leur passion pour le 12 bars(le blues), le minimalisme, un peu le garage, quelques relents pop et le rock'n roll comme ils savent si bien le faire en le matinant de cette enveloppe qui fait leur son inimitable. Les chansons ainsi prennent bien place avec des shuffles boogie-rock qui feront mémoire pour les fans et pour les néophytes du groupe. Car c'est là l'axe du disque : Le Boogie et tels qui le ressentent eux et mis à toutes les sauces même jusqu'au duo avec Billy Gibbons sur "good love". Mis à part deux petits titres un peu en dessous et poppies tout le reste se tient plus que correctement laissant place sur des morceaux rock, en tempo lent ou mid à de très belles envolées guitaristiques. Si depuis "El camino" il fallait en prendre deux nul doute que "Delta Kream" et celui-ci font un duo parfait. Un certain art de l'oeuvre aboutie. 






mardi 3 mai 2022

Jack is back

 Jack White, l'homme aux 1000 projets, qui pense et joue plus vite que son ombre et que tout le monde  est de retour depuis quelques temps. Bon Mr Jack avait déjà marqué la planète rock  avec  ses Raconteurs en 2018 premièrement en nous balançant une réédition deluxe de son "Consolers of the lonely" incluant  deux inédits "Sunday driver" et "That you're gone". Un des 12 travaux de Jack étant réalisé il passa au suivant en proposant un foutraque tortueux fait de pièces rapportées "boarding house" (y en à marre des fonds de tiroir laissez-les un peu) et ensuite passa à  l'album "Help us strangers", enregistré à Nashville sa ville de prédilection qui remettait la machine rock à nouveau en route. Mais ce ne fût pas tout. Jack White est un bouillonnant de la cafetière et à peine a-t-il un projet qu'il travaille en même temps sur un autre. 

Son deuxième vrai album solo "Lazaretto" n'avait pas laissé un grand souvenir ni son troisième. Il était temps pour le rocker qu'il est de remettre le couvert. D'un bleu fluorescent et électrique Jack a donc tout rebranché pour proposer un nouveau voyage avec ses tortueux chemins où il croise le fer ou plutôt les guitares hurlantes fuzzées au maximum. Tout frais l'album se nomme du doux nom de "Fear of the dawn". A la fois sombre, puissant et portant sa griffe le nouveau Jack White est bien là. 11 plages défilent proposant la sauvagerie guitaristique et de recording dont il a une incroyable maîtrise. Des saturations diaboliques, des batteries de cogneur, des overdubs venus d'ailleurs et des gimmicks de voix tubesques le Jack signe son grand retour dans un rock titanesque, heavy et puissant où sa guitare règne en reine. Ambiances complexes, glauques, poisseuses, véritables odes au grand malin Jack a tout jeté dans cette bataille peut- être même son âme car ici tout est mis à nu, à vif. On savait qu'un jour la machine gun de Nashville reviendrait mais pas  avec autant de puissance.  Une des bonnes surprises de ce joli mois de mai. Qui s'en plaindrait ? 





Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...