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vendredi 15 juillet 2022

Illegal Greatest Hits la compile de 77 à 81


"Illegal Greatest hits" est une très bonne compile de groupes rock'n roll, rock qui ont marqué le milieu du rock anglais  de 1977 à 1981. 12 plages 12 groupes. On ne va pas passer par 4 chemins. Cette compilation regroupe  beaucoup de groupes qui étaient dans un premier temps chez BTM(British Talent Manegement) notamment Squeeze  mais aussi et ce, avec le mouvement du punk-rock en Grande-Bretagne chez  Illegal Records(les vigoureux Chelsea) et enfin chez  IRS. Même si tout cela est un peu complexe il faut mettre derrière ses trois labels un nom qui dira quelque chose aux admirateurs de Police notamment : Miles Copeland, frère de Stewart Copeland qui a vraiment eu l'oeil, l'oreille pour dénicher les talents et faire un deal avec la célèbre firme A et M Records. Copeland récupérera ainsi pour IRS pas mal de groupes : R.E.M, The Cramps, The Bangles et encore Five Young Cannibals. Toute une époque ! 


Car la compile se partage des groupes qui ont fait toute une époque pour une certaine classe de musiciens de rock. Une belle part du disque renvoie ainsi à des groupes qui émergeront plus amplement plus tard comme les Fleshtones, Squeeze, Wall of Voodoo, Police, Cramps, et d'autres de très grands outsiders comme Oingo Boingo, Skafish, Patrick D. Martin, Payolas, Alternative TV Fashion. Illegal Greatest Hits se laisse écouter, passer comme une belle madeleine de Proust au final et comme toute madeleine il faut toujours en garder une ou deux au cas où. Bonne écoute ! 





lundi 11 juillet 2022

La danse du Roi Lizard par King Gizzard and the Lizard Wizard



Pratiquer le rock psychédélique, le rock'n roll, le garage-rock, le heavy-métal, le jazz, le folk, jusqu'à la surf music c'est pas mal pour un groupe. Est-ce énorme ? Pas trop pour Stu Mackenzie et son groupe King Gizzard and the lizard Wizard qui affichent au compteur des chiffres astronomiques en terme de discographie : 20 albums au compteur depuis 2010 et pas des moindres dans la mouvance actuelle. Chez King Gizzard tout est en fait pousser à son paroxysme jusqu'aux prestations live totalement époustouflantes. Car s'il y a un groupe à voir en live c'est bien le roi lizard. Ceci dit il faut repartir en amont pour s'imprégner de la musique du groupe. Nous allons ici nous intéresser à la genèse.... 

Il faut remonter pour cela à 2010 à l'époque où le groupe n'est qu'une bande de joyeux lurons qui pratiquent la jam à outrance. De live en live le groupe se met à poser sa musique sous forme de EP's dont certains ne sont absolument plus trouvables et ce, même en digital. Erreur fatale ou construction très élaborée d'un mythe ? 

Toujours est-il que le groupe remet la table avec un deuxième Ep "Willoughby Beach EP" chez Schock Records. L'album déjà évoque la musique que va pratiquer le groupe : un garage rock brut, claquant, transportant son lot d'images hallucinantes et hypnotiques. Mais déjà les riffs, les mélodies font le travail de mémoire dans les têtes de leurs fans qui grossissent de plus en plus grâce à des prestations lives de plus en plus folles. 

L'Ep se révèle une présentation parfaite d'un rock garage aux multiples chapelles avec en enveloppe un effet reverb hautement injecté. L'anti-chambre d'un vrai album est bel et bien prête. En 2012 le groupe rejoindra ses pénates pour réaliser le premier opus d'une très longue discographie. En attendant que l'on revienne un jour ou l'autre sur le premier réel album du groupe  ce deuxième  Ep est vraiment à découvrir, ou à redécouvrir tant les morceaux révèlent une certaine excellence créatrice et sont preuve que, depuis son émergence, le rock garage matiné de psychédélisme et d'une douce folie artistique a de beaux jours et de belles années devant lui. 










jeudi 7 juillet 2022

Soleil Noir en Californie avec les filles de L.A Witch et leur album "play with fire"



La Californie n'est pas seulement le berceau d'un rock power-flower . Même si  Ramones, Beach Boys ont vaillamment et, à tempo soutenu scandé son soleil, cet état brûlant des Etats-Unis a vu naître en son sein un groupe de rock sacrément lourd dans le domaine du garage depuis une bonne décennie. . Direction Los Angeles, année 2011. Bienvenue dans le royaume de L.A Witch

Une dizaine de singles et deux albums dans les poches il est lointain le temps où elles s'appelaient encore L.a Natives. Le nom a changé mais la musique reste la même. Chez ses filles les influences sont assez atypiques ce qui rend leur musique totalement particulière dans le genre. Nombres de leurs compositions reflètent les harmonies, les rythmes et l'esprit du Gun Club jusqu'au grand Black Sabbath(les gimmicks guitare sur "fire starter"). Entre ces deux pôles vous retrouverez les ambiances de Brand X, le groupe punk X ou encore Brian Jonestown Massacre. Le tout est embryonné d'une surf réverb servant de liant à cette mixture visqueuse garage qui marche très bien. 



Auréolées d'un très bon album éponyme en 2017, Sade Sanchez(Guitares et vocaux) et ses copines nous ont offert un très bon album "Play With Fire" qui définit autre chose de l'univers des L.A Witch. L'album oscille entre divers styles très variés mais s'étire sur leur fameux style garage lourd, incisif, sombre à souhait et bien gluand. On retrouve les années psyché-folk qu'elles pratiquaient à leurs débuts mais aussi les brûlots heavy qu'elles savent si bien composer. On pensait les sorcières basées à Salem. A vrai dire elles sont un peu partout. Elles nous ensorcellent. Apparemment elles ont fait une halte à Los Angeles, sont reparties en tournée. On appelle cela le rock'n roll. Achetez-le ! Ecoutez-le ! Le feu c'est bon ! 












mardi 5 juillet 2022

Ex fan des sixties ? Retour avec Lord Sutch and his heavy friends



Le rock et toutes ses chapelles ont drainé avec le genre sa mise en scène, sa théâtralisation. Certains s'y sont essayés avec plus ou moins de succès d'autres avec brio et d'autres s'en sont servis comme un moyen d'expression. Retour dans les 60's dans un Swinging London où naissait le British Boom Blues et où être rock'n roll n'était pas un vain mot. Voici l'histoire du plus déjanté so british man Londonien  Mr Lord Sutch de son vrai nom David Edward Sutch qui avait de fameux "heavy friends" ! 

Lord Sutch propose avec une base musicale rock'n roll propose la mise en scène de sa musique dans l'horror show bien avant Alice Cooper. et tant d'autres. Il s'inspire du grand Screamin Jay Hawkins. C'est avec les Savages qu'il réalise ses premiers pas où un certain Ritchie Blackmore officie au côté d'un Noël Redding ou encore d'un Nick Simper(futur Deep Purple). Il enregistre le fameux simple "Jack The Ripper" qui est une réussite. Certaines éminences grises de l'histoire du rock le considèrent comme l'ancêtre du psychobilly. 




Parallèlement à cette vie déjantée il mène une carrière politique. Il créé son premier  parti de la jeunesse et se présente aux élections au milieu des 60' s comme à ses concerts en parfait trublion. Et il réitèrera l'expérience tout au long de sa vie  notamment avec l'Official Monster Raving Loony Party sous Margaret Thatcher. Il obtient des voix, finance sa carrière avec ses concerts. Clown à la ville il cache une maniaco-dépression et se pend en 1999. 


Il laisse bien-sûr une quantité d'albums, de compilations, de live et son fameux "with his heavy Friends" sorti en 1970(il a été réédité) où figurent des noms illustres comme Jimmy Page, Jeff Beck, John Bonham, Nicky Hopkins et Noël Redding. Malgré que le disque fut élu comme le pire disque anglais plus tard en 1998 il n'en reste pas moins que celui-ci a été beaucoup écouté par moultes guitaristes pour y découvrir les rythmiques  et la musique d'un pré-Zeppelin et un certain univers musical londonien de l'époque. Lord Sutch réussit ici un vrai tour de passe-passe en offrant des bonnes chansons de rock'n roll et malgré des artistes très différents une certaine cohésion musicale. Sans être un essentiel, ni indispensable l'album reste une incroyable curiosité à redécouvrir.  





samedi 18 juin 2022

The courettes back in mono

Amis de la Fuzz (effet guitare qui fait une saturation zozotante) bonjour ! Voici venir l'ère des Courettes duo brésilo-danois composé de Flavia Couri à la guitare furieuse et mélodique et de Martin Couri à la batterie sacrément frappée. En live les Courettes développent un rock à tendance ultra-garage à l'ancienne et sacrément sauvageon. Nous les avions vus au Pingouin Alternatif et ils nous avaient laissé un souvenir impérissable. 

Les Courettes aiment leur chez-eux. Et ils l'aiment tellement qu'ils y ont enregistré leur dernier album "Back in Mono". Le disque est un condensé un peu plus souple parfois, un peu plus dru et structuré que ce que le groupe peut proposer live. 

Le disque n'est peut être pas indispensable de chez indispensable mais les Courettes vous amèneront à aller voir le style, ses tenants, ses piliers, son histoire ou encore qui était Phil Spector, qui jouaient dans les Ronettes et autres Shangri-las ou l'excellent et so rumble Link Wray. L'effet de réverbération ne sert pas juste derrière un fuzz chez les Courettes mais à amener l'auditeur à passer derrière le rideau et laisser sa curiosité le guider. Ce qu'il manque tant en musique... Les Courettes vous l'offrent sur un plateau.  





Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...