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mercredi 13 juillet 2022

Back to phono - The Brian Jonestown Massacre en juillet

Brian Jonestown Massacre caracole avec  globalement un album par an(11 au compteur). Le groupe d'Anton Newcomb a le vent en poupe et la forme. On retrouve chez ce groupe californien de San-Fransisco les influences du Velvet underground, the Jesus and Mary Chain et comme un cheveu dans la soupe les Rolling Stones. New wave, Shoegazing, rock psychédélique et tant d'autres styles sont les enveloppes de la musique du groupe qui des fois se révèle expérimentale mais aussi s'imprégnant du rock 60's. 

On ne les attendait pas vraiment en juillet 2022 d'ailleurs ils arrivent presque toujours quand on ne les attend pas tant ils sont discrets avec ce jusqu'au boutisme à garder l'indépendance sur leurs productions. Bref Newcomb s'est donc pointé avec ce "Fire doesn't gross on trees"  relativement dans la lignée de ce que fait le groupe à son habitude. Ce qui frappe cependant sont les finitions apportées aux compositions et au son 

Le groupe qui est ici est toujours aussi présent dans sa musique et la maîtrise d'un bout à l'autre. L'appétit venant en mangeant BJM a bien placé ses titres en mid-tempo, de bons riffs, du croisement entre folk et guitares plus rock  et des drums rappelant presque Suicide. Ici tout est question d'ambiances entre folk, rock sombre et mélodies grandiloquentes (influences new-wave)  et très réussies. Jesus and Mary Chain ne sont pas très loin, ni le Velvet. L'étincelant disque de l'été est peut-être ici comme un diamant noir rock au firmament aurait dit le Lou. 






vendredi 1 juillet 2022

San-Francisco sa plage, ses avenues et John Dwyer et Thee Oh Sees



2022 les artistes connaissent un nombre croissant et la production des fichiers musicaux est exponentielle. Ecologiquement ce n'est pas une très bonne nouvelle mais artistiquement il existe des émergeants. Et il semblerait que ceux-ci ont attrapé la productionite aigüe. 

C'estle cas de John Dwyer, grand guitariste de la scène de San-Fransisco pour qui tout a commencé avec son premier groupe OCS proposant un mélange de Freak folk, de rock psychédélique et de garage ultra rapide. Déjà le monsieur aligne sur ce projet 5 albums de 2003 à 2017. Mais John Dwyer étant un hyper actif de la multi instrumentation il va très vite dès 2006 oeuvrer à son grand projet de carrière " oh sees" qui se transformera en "Thee Oh Sees" en 2007 puis en 2020 deviendra "Osees" . Voilà ! Vous suivez jusque-là ? 



La production est pharaonique : 18 albums. Bref le monsieur sait réunir ses amis et travailler jusqu'à l'aboutissement de la chose. Le projet s'il était vissé à des rythmes rapides du néo-rock pyschédélique, du garage voit l'inclusion plus posée du rock progressif dans sa musique plus récemment. Nous sommes devant un homme hors-normes et un projet du même acabit. En live le groupe se révèle le clou du spectacle de tout festival apportant sur un plateau une folle énergie, des guitares beuglantes, des rythmiques sur vitaminées et des ambiances à tout rompre. 

Les albums studios de John Dwyer sont de véritables voyages intersidéraux, cérébraux, quasi-mystiques de part cette avalanche perpétuelle de chansons garage où tout peut basculer au dernier moment. Acheter un album de Thee Oh Sees serait presque un acte citoyen, politique où le démarquage face à la masse en est le principal slogan. Mélangeons, mélangez c'est ce qu'aura réussi John Dwyer sur tous ses albums amenant un mix entre nappes de reverb poussées à l'extrême, du rock psychédélique arquebouté, riffs et rythmiques endiablées du genre, chant haché et une culture du garage sans cesse renouvelée. 

Floating Coffin est un album de 2013 assez représentatif du style évolué de John Dawyer où son mix garage/rock psyché/ rock opère avec merveille.  Entre rythmiques rapides ou parfois très heavy, mélodies bien tordues, ambiances progressives nerveuses, nappes de reverb et écho bien dosés Dwyer dessine à nouveau son art.  Comme il sait le faire pour relever les compositions et donner ce claquant artistique dont il a le secret l'album devient vite un disque phare. L'artiste aligne ici de très bonnes chansons qui trouvent toute leur place sur cet album rock  compact. Floating Coffin se révèle ainsi être(même s'il n'en a pas besoin) une parfaite carte visite, best of d'un genre dont son géniteur sait l'étirer, le malaxer et le produire si bien. Une totale réussite. 









lundi 13 juin 2022

Festival "very good trip" samedi et dimanche en bonus - un jardin anglais et irlandais


On allait pas se priver d'un second soir sur le festival "Very Good Trip". C'est à dire qu'une équipe hyper accueillante et sympathique avec une programmation au top sont des arguments assez convaincants. En tout cas l'organisation avec à sa tête Mathieu Turon peut être heureuse pour l'affluence qui est en augmentation pour ce deuxième soir. Le menu proposé hormis les super chipolatas et autres ventrêches(au diable votre régime !) nous offrait une sacrée affiche. 

Ce sont les parisiens de  Polycool qui se sont collés pour ce début de soirée et qui ont  présenté un sacré show, rock de bout en bout. La musique de Polycool est grandiose, un rock proche des premiers Floyds(oui tous ces titres des cinq premiers albums que personne ne diffuse sur son fil d'actualité lui préférant les singles de The Wall) mais aussi des relents du grand Carlos Santana. A cela, Ajoutez de la pop smooth, acidulée aux sonorités 80's vous avez un sacré cocktail parfait. Le gig s'est magnifique terminé sur un morceau qui parlait de Miles Davies. Un grand groupe sous nos yeux et nos oreilles, rock, communicatif et cool ! 



Ce sont les Bops de Bordeaux qui montent sur scène juste après les parisiens.  Un rock en anglais dynamique, et une super pulsation qui a illuminé cette soirée.  Le groupe a dévoilé une sacrée variété de créations rock, riches en harmonies et sacrément bien en place. Tantôt dansant, tantôt plus hargneux les Bops ont réussi un sacré concert qui a ravi tout le public et nous avec tant leur rock nous rappelle beaucoup de choses avec de grands morceaux comme ceux qui nous parlent de Ravachol ou le magnifique "The Flag". On espère les revoir vite. 



Toute basse devant, chemises orange les Frank and Walters ont balancé un show sans concession en enchaînant un par un leurs grands morceaux. Du rock, de la pop de temps à autre mais épique mon gaillard ! Epique à nous faire dresser les poils des avant-bras. Car toute la beauté de Frank and Walters est là : l'émotion... si absente chez tant d'autres groupes. La musique fonctionne à merveille : du rock anglais comme on l'aime avec la petite touche du pays : L'Irlande et un jeu scénique totalement parfait que tout le public a su apprécier comme une grosse bouffée d'oxygène en ces temps troubles. Frank and Walters sont un très grand groupe nous le savions mais samedi soir leur concert a  été exceptionnel. 



Alors il a fallu finir cette programmation. Après une longue attente Penelope Isles a commencé son concert entre longue intro au violon, de multiples sons aux guitares et puis après cette lente introduction cela a été la musique, la musique avec un grand M de Penelope Isles. De la pop psyché sacrément bien joué et très fédératrice que beaucoup de festivaliers ont adoré avec de grandes envolées de guitares, de superbes mélodies bien appuyées aux claviers, des voix à tomber et une basse batterie avec une sacrée mise en place. Un concert totalement inoubliable qui vient clôturer une soirée incroyable. 



Nous n'avons pas pu voir toute la journée de dimanche(élections, réveil difficile rires) mais l'équipe du festival n'avait pas été avare en programmation pour offrir une journée à participation libre pour les artistes avec un plateau à nouveau d'incroyables  artistes qui ont joué avec brio et talent. Un festival réussi, bien mené de bout en bout autant par la programmation que l'équipe organisatrice et ce, à tous les postes. Un grand bravo à tous et toutes. Vivement l'année prochaine ! 


vendredi 3 juin 2022

Big Mountain County live Pingouin Alternatif 20/05/2022



Big Mountain County nous vient de la péninsule italienne et de la magnifique Sicile. La formation évolue en quatuor, depuis 2015,  dans un style totalement rock et ont à leur actif une belle discographie faîte de très bons albums, des splits et des singles. Ces romains et ces Siciliens ont le sang sacrément chaud autant sur scène que sur album proposant un style aux influences des 60's et 70's. dans le domaine du rock, rock'n roll psychédélique, mais aussi la pop comme nous l'aimons autant à l'ancienne que mis à l'actualité. Une impeccable bande son.

Votre discothèque ne contient pas leurs albums ? Et bien c'est une omission qu'il faudra réparer vite tant leurs créations sont excellentes. Il vous faudra vous procurer ce voyage rock qui est gravé sur "Somewhere Else" en 2020 ou leur album de 2015 "Breaking sound". Tout est ici rock joué, mixé, réalisé de manière magistrale en ayant strictement rien à envier aux grosses machines actuelles ni celles d'antan. Vous n'aurez absolument pas de mal à caser en tout cas ceux-ci entre les productions de l'iguane ou encore les méfait Hawkwindiens. 


Il existe à peu près deux lieux capables d'accueillir de tels groupes et de leur trouver un public dans notre région c'est l'Atabal de Biarritz et Le Pingouin Alternatif à Arthez de Béarn. Et c'est au Pingouin Alternatif  que Big Mountain County nous a servi sur un plateau son live des plus chauds et des plus rock. Les italiens ont desservi un gig à la hauteur des productions studios qu'ils peuvent réaliser : Batterie marteau-pilon, basse rock et efficace, guitares et claviers aux sons psyché et puissants. Il ne reste plus qu'au chanteur, très vite en mode Iggy(torse nu, poses iguaniennes) à faire le reste. Le groupe ne nous a ainsi pas laissé respirer et s'est positionner comme dernier gladiateurs de jeux du cirque. Bref vous avez compris du rock, de la sueur, et une puissance hors du commun. La foule en redemande alors les morceaux seront rallongés, épiques, tonitruants, joués jusqu'à l'épuisement, un jusqu'au boutisme rare. 


Nous en avons vu au Pingouin Alternatif des groupes, des lives bref une bonne cinquantaine de formations dans toutes les déclinaisons du rock. Mais là il faut l'avouer Big Mountain County avait placé la barre très haute pour ces derniers concerts que nous vivons puisque l'établissement va malheureusement fermer dans quelques temps. Intouchables, inégalables. Vraiment les italiens sont un groupe à écouter chez soi et à aller voir en live tant leur style et leur savoir-faire est incroyable. Grands absents de ce concert : les musiciens du coin, du cru qui ont loupé une fois de plus un grand groupe, un grand concert et qui se plaindront qu'il n'y a rien de nouveau à l'Ouest. Le Pingouin Alternatif s'est transformé anglais, américain, australien, allemand certains soirs il a même été un petit coin d'Italie un vendredi soir. Ciao Tutti, Forza Ragazzi ! 

Big Montain County le site 





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