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dimanche 11 décembre 2022

Starcrawler "She Said"



La mode est à la réverbération dans le rock de notre monde d'après : garage, psyché on ne compte plus les milliers de groupes qui y plongent. Toute la planète résiste-t-elle à ce phénomène ? Non bien-sûr et des irréductibles du son direct se faufilent et assènent de bons albums la planète encore comme les Starcrawler qui distillent leurs riffs et leurs chansons entre grunge et punk-rock. La dernière livraison de cette année de tous les dangers s'appelle "She Said" et elle fait du bien. 

Pour remettre les choses dans l'ordre Starcrawler s'est formé en 2015 et nous vient de La Californie et de Los Angeles. Et ils y sont bien ancrés dans leur Californie Arrow de Wilde leur chanteuse qui aime se maculer de (fausse) hémoglobine en live sait le scander très bien qu'ils en viennent  pour preuve  leur titre phare "I love L/A !" qui sera dès 2017 sur leur premier Ep de 7 titres parti aussi vite qu'enregistré. 



Point de départ d'une belle carrière dans la foulée le groupe signe chez Rough Trade Records et balance le premier album so punk rock mais pas que à la face du monde. Starcrawler s'acharne et prouve en live qu'il est un sacré groupe de compositeurs, et de rockers biberonnés au grunge et au punk En 2018 après avoir sorti deux ou trois singles, leur envie de donner vie au deuxième tome de leur aventure est toujours aussi vivace. Peu après l'enregistrement du "Pet Cemetary" des Ramones en cover "Devour You" sera le deuxième album de Starcrawler qui se confirme dans un style s'approchant des  Breeders et du rock de Nirvana. Les 90's restent donc le panier où il fait bon être pour le groupe qui y trouve toute son essence. 

Les déboires auront duré deux ans avant de voir venir leur dernier opus. Arrow de Wilde a relaté un incident perpétré en tournée en Australie et organisé par des membres des Growlers à cause desquels elle aurait  subi les assauts d'un de leurs membres dans sa loge, le tout filmé bien-sûr et diffusé avec les rires des agresseurs. C'est après cette affaire et un long break obligé que le groupe s'est retrouvé pour enregistrer le troisième album de leur discographie qui porte le nom de "She Said".



Ce troisième opus ne déroge pas à la règle que s'est fixé le groupe et le mélange entre les effluves du grunge et le côté punk rock sauce américaine est toujours là. Starcrawler propose cependant ici un ravalement de façade de la chose en poussant et modernisant son style et son son(rappelant la fabrique Breeders). D'entrée les riffs rock, gimmicks cisaillés de Cash aux guitares fonctionnent à merveille(Roadkill). La voix un tantinet diabolique de la chanteuse fait tout le reste et le fait admirablement. 

Le groupe propose de sacrés potentiels tubes du rock(si nous étions en 90 cela aurait fait un tabac). Plus  grunge et heavy le groupe sait le faire aussi. Les rythmiques sur certaines chansons sont   plus modernes et vont chercher de belles sonorités de la musique de  Seattle(Thursday).  L'album revient sur des  choses plus classiques comme "True". La  pop refait son apparition aussi, sur deux beaux morceaux sacrément bien amenés qui prouvent une totale adaptation d'une formation  en pleine ébullition (Broken Angel, Jetblack). 

 Au final ce "She Said" est un sacré album à avoir dans sa discothèque.. après le deuxième et le premier(sourires).  



vendredi 15 juillet 2022

Baby Shakes A cause des garçons ?

On l'a annoncé maintes fois mais à chaque fois il ressurgit, renaissant de ses cendres comme un phénix en revenant plus fort c'est ?: Le Rock'n Roll. Vitesse de tempo, power chords, gimmicks guitare, textes simples mais pas simplistes, une basse qui ronfle... A cela vous ajouté une bonne dose de punk-rock et vous obtenez une belle recette qui fonctionne très bien. C'est le cas des new-yorkaises de Baby Shakes qui reprennent tous les poncifs de la chose de manière simple, efficace, agréable...du rock'n roll quoi ! Comme aurait dit Dee Dee Ramone en ricanant avec Lemmy Killmister. 

Les Baby Shakes posent  les   archétypes classiques du punk-rock  avec ce zeste de glam, paillettes et assez chic. Ces musiciennes totalement aguerries à la chose officient depuis 2005 à New-York. Elles se révèlent de véritables killers autant en studio qu'en live. Ce sont pas moins de 4 albums, 5 singles et un ep en 2007 qui constituent leur base matérielle de compositions. La productivité est importante proposant des albums où leurs influences forment l'architecture des morceaux : Ramones, Chuck Berry, la Motown des 60's ou autres Slade. 



Mathieu Turon a eu à nouveau, l'ingénieuse idée de faire s'arrêter ses dames dans son Pingouin Alternatif dimanche 10 juillet. C'est donc dans un bar assez rempli que le groupe a proposé un set totalement rock'n roll avec gimmick d'intro à chaque morceau le fameux "one, two, three, four". Et non pas le temps d'applaudir entre les morceaux.  Les Baby Shakes, avec leurs supers tenues de scène ont joué plus d'une heure de concert qui nous a ravi de riffs, de rythmiques guitares, basse batterie, et d'une parfaite osmose musicale, la rock n roll high school attitude ! Le groupe maîtrise parfaitement la transposition de ses morceaux studios en live et vient donc s'ajouter sur une longue liste de groupes émergeants proposé par Mathieu et montrer au public que si certains grands disparaissent dans un passé encyclopédique d'autres plus jeunes reprennent une flamme qui ne cessera de brûler. Les Baby Shakes en ont été un parfait exemple. On en redemandait encore et encore lorsque tombe le glas du dernier coup de cymbale du batteur et le dernier power-chords. Vive les femmes !  







Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...