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lundi 13 juin 2022

Festival "very good trip" samedi et dimanche en bonus - un jardin anglais et irlandais


On allait pas se priver d'un second soir sur le festival "Very Good Trip". C'est à dire qu'une équipe hyper accueillante et sympathique avec une programmation au top sont des arguments assez convaincants. En tout cas l'organisation avec à sa tête Mathieu Turon peut être heureuse pour l'affluence qui est en augmentation pour ce deuxième soir. Le menu proposé hormis les super chipolatas et autres ventrêches(au diable votre régime !) nous offrait une sacrée affiche. 

Ce sont les parisiens de  Polycool qui se sont collés pour ce début de soirée et qui ont  présenté un sacré show, rock de bout en bout. La musique de Polycool est grandiose, un rock proche des premiers Floyds(oui tous ces titres des cinq premiers albums que personne ne diffuse sur son fil d'actualité lui préférant les singles de The Wall) mais aussi des relents du grand Carlos Santana. A cela, Ajoutez de la pop smooth, acidulée aux sonorités 80's vous avez un sacré cocktail parfait. Le gig s'est magnifique terminé sur un morceau qui parlait de Miles Davies. Un grand groupe sous nos yeux et nos oreilles, rock, communicatif et cool ! 



Ce sont les Bops de Bordeaux qui montent sur scène juste après les parisiens.  Un rock en anglais dynamique, et une super pulsation qui a illuminé cette soirée.  Le groupe a dévoilé une sacrée variété de créations rock, riches en harmonies et sacrément bien en place. Tantôt dansant, tantôt plus hargneux les Bops ont réussi un sacré concert qui a ravi tout le public et nous avec tant leur rock nous rappelle beaucoup de choses avec de grands morceaux comme ceux qui nous parlent de Ravachol ou le magnifique "The Flag". On espère les revoir vite. 



Toute basse devant, chemises orange les Frank and Walters ont balancé un show sans concession en enchaînant un par un leurs grands morceaux. Du rock, de la pop de temps à autre mais épique mon gaillard ! Epique à nous faire dresser les poils des avant-bras. Car toute la beauté de Frank and Walters est là : l'émotion... si absente chez tant d'autres groupes. La musique fonctionne à merveille : du rock anglais comme on l'aime avec la petite touche du pays : L'Irlande et un jeu scénique totalement parfait que tout le public a su apprécier comme une grosse bouffée d'oxygène en ces temps troubles. Frank and Walters sont un très grand groupe nous le savions mais samedi soir leur concert a  été exceptionnel. 



Alors il a fallu finir cette programmation. Après une longue attente Penelope Isles a commencé son concert entre longue intro au violon, de multiples sons aux guitares et puis après cette lente introduction cela a été la musique, la musique avec un grand M de Penelope Isles. De la pop psyché sacrément bien joué et très fédératrice que beaucoup de festivaliers ont adoré avec de grandes envolées de guitares, de superbes mélodies bien appuyées aux claviers, des voix à tomber et une basse batterie avec une sacrée mise en place. Un concert totalement inoubliable qui vient clôturer une soirée incroyable. 



Nous n'avons pas pu voir toute la journée de dimanche(élections, réveil difficile rires) mais l'équipe du festival n'avait pas été avare en programmation pour offrir une journée à participation libre pour les artistes avec un plateau à nouveau d'incroyables  artistes qui ont joué avec brio et talent. Un festival réussi, bien mené de bout en bout autant par la programmation que l'équipe organisatrice et ce, à tous les postes. Un grand bravo à tous et toutes. Vivement l'année prochaine ! 


dimanche 12 juin 2022

Festival "Very Good Trip " 1ère édition vendredi soir



Pour voir du live nous étions près de chez nous en Béarn à Bellocq dans le 64 Mathieu Turon et toute sa sympathique équipe organisait ce week-end le festival "Very Good Trip" dans sa première éditon qui a été une réussite. Un cadre historique unique, une belle aire et une programmation à taille humaine loin des grosses machines. Deux soirs avec 4 groupes et pas des moindres issus de la mouvance "rock indépendant" et une après-midi avec la scène indépendante locale. Ils en avaient rêvaient et ils l'ont fait malgré la fermeture prochaine  du Pingouin Alternatif et un public au rendez-vous. 

Mandrake Handshake est un super groupe qui débute cette soirée du vendredi dont nous avons vu la moitié du set. Du rock psychédélique,école Steve Hillage ou Gong pour situer, sacrément bien joué et un vrai sens de l'art de la scène très appréciable. Tout est en place. Même la sono(un grand bravo) qui balance un Abba qui fait remuer tout le monde, ambiance très sympa, conviviale.  

C'est au tour des Youth Sector. Les anglais tout de chemise moutarde envoient leur rock rapide, très rapide, très breaké. Les petits frères de Franz Ferdinand ou Devo se dit-on. En tout cas leur set est aussi percutant qu'efficace et plait bien ici un gros bon point à leur bassiste haut en couleurs et Stetson sur la tête. 


Il faudra attendre un peu. Un grand bravo à l'équipe son du festival. Tahiti 80 se lance. L'aire du château est beaucoup moins parsemée. La fosse s'est remplie. La pop et le rock(il faut le dire) du groupe balance, fait danser tout le monde. Tahiti 80 délivre un grand show comme nous en voyons peu dans nos contrées entre gros grooves basse batterie, guitares funky. La West Coast n'est pas loin. Pendant plus d'une heure c'est un festival de bonheur, des rappels à n'en plus finir. Le public est conquis. 


La soirée se finit avec Bilk et son punk rock dynamique. Le trio anglais jette toutes ces armes dans un show cru et rock. Riffs rapides, basse qui ronfle, batterie marteau-pilon tous les ingrédients sont réunis pour passer la fin de soirée punk. Ces jeunes-là rappellent la vague américaine des années 90's en s'imposant sur scène avec aplomb et brio. Bilk sont de jeunes loups qui jouent parfaitement leur style sans concession. Mille bravos. 





mardi 7 juin 2022

The Dead Weather horehound - les 11 travaux de Jack White

 En 2009 Jack white avait laissé (un peu) tombé la guitare et s'était positionné batteur et chanteur du Dead Weather épaulé par la nébuleuse Alisson Mosshart(guitare et chant). Sorti sur le label Third Man Records le groupe avait proposé  "Horehound". 11 plages dédiées au blues le plus poisseux, le plus tordu, au rock le plus acide sans doute de cette période. A lui seul cet album était à nouveau une démonstration du génie communié du Jack White en mode solo project. 

Vieilles baraques au planches pourrissantes surplombant le bayou où la chaleur atteint une température poisseuse c'est sans doute là que nous mène Jack White et si vous rajoutez les vapeurs d'un whisky bien frelaté alors vous avez bon. Car tout cet album repose sur cet univers poisseux, glauque. Le ton est donné dès "I cut like a buffalo" et ses éructations sexuelles tribales. Quand le Jack est à la batterie c'est un peu comme à la guitare il y règne tel un roi lézard visqueux s'initiant dans tous les moindres interstices de vos neurones déjà bien rongées. 

Du blues il en est beaucoup question ici vous avez bien compris. Jack White sait le tordre, le disséquer, en sortir sa substance minimaliste et le réinjecter dans une création crue comme sur "so far from your weapon" ou encore dans la sombreur poisseuse Doorsienne  de "Rocking horse". Un album à conserver précieusement au fin fond de votre discothèque et à ressortir  les nuits de canicule tant il peut être la bande son parfaite pour des soirées...  Metaphysique poisseuse quand tu nous tiens... 





jeudi 14 avril 2022

Spoon girls can tell 2001

 Les américains de Spoon sont revenus sur le devant de la scène il y a peu avec un magistral dernier album mélangeant les gros titres avec des choses plus pop. Il faut espérer que le groupe d'Austin le vende aussi bien que ce "Girls can tell" paru en 2001

Pourquoi s'intéresser à un tel album ? Car Spoon développe un style de pop et de rock un peu hors du commun(on dit Indé ! Rires) et puis lorsqu'un groupe fait un petit carton avec une bonne discographie il faut être curieux, sortir de ses chapelles et aller fouiller dans la discographie. Nous sommes ici devant un album de renaissance quasiment, réalisé suite à des changements de labels et de line-up. Spoon semble si être attelé comme les pyramides, façonnant chaque chanson méticuleusement. Le rock'n roller ne s'y retrouvera pas trop mais l'amateur de choses variées va y trouver son compte tant Spoon sait étirer son rock indépendant teinté d'une  new-wave d'antan rappelant ces grands groupes que nous avons tous connus. 

Spoon est sur cet opus tantôt dans une recherche mélodique implacable en terme de pop, tantôt axe ses morceaux rock avec une grande réussite faîte de riffs   sombres et tantôt dans des univers noirs étincellants rappelant une certaine batcave(ah la guitare aigrelette rien de mieux pour cela !). Le groupe tient l'auditeur en haleine tout le long du disque en délivrant un son brut, avec des harmonies recherchées. 

Cet opus ne plaiera pas à tout le monde mais il secouera, vous  bousculera de part une ambiance toute particulière : on appelle cela la musique. Un bonus pour le mix de la batterie, un son brut, métronomique qui joue la star tout au long de cette étoile noire. 





Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...