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mardi 5 juillet 2022

Ex fan des sixties ? Retour avec Lord Sutch and his heavy friends



Le rock et toutes ses chapelles ont drainé avec le genre sa mise en scène, sa théâtralisation. Certains s'y sont essayés avec plus ou moins de succès d'autres avec brio et d'autres s'en sont servis comme un moyen d'expression. Retour dans les 60's dans un Swinging London où naissait le British Boom Blues et où être rock'n roll n'était pas un vain mot. Voici l'histoire du plus déjanté so british man Londonien  Mr Lord Sutch de son vrai nom David Edward Sutch qui avait de fameux "heavy friends" ! 

Lord Sutch propose avec une base musicale rock'n roll propose la mise en scène de sa musique dans l'horror show bien avant Alice Cooper. et tant d'autres. Il s'inspire du grand Screamin Jay Hawkins. C'est avec les Savages qu'il réalise ses premiers pas où un certain Ritchie Blackmore officie au côté d'un Noël Redding ou encore d'un Nick Simper(futur Deep Purple). Il enregistre le fameux simple "Jack The Ripper" qui est une réussite. Certaines éminences grises de l'histoire du rock le considèrent comme l'ancêtre du psychobilly. 




Parallèlement à cette vie déjantée il mène une carrière politique. Il créé son premier  parti de la jeunesse et se présente aux élections au milieu des 60' s comme à ses concerts en parfait trublion. Et il réitèrera l'expérience tout au long de sa vie  notamment avec l'Official Monster Raving Loony Party sous Margaret Thatcher. Il obtient des voix, finance sa carrière avec ses concerts. Clown à la ville il cache une maniaco-dépression et se pend en 1999. 


Il laisse bien-sûr une quantité d'albums, de compilations, de live et son fameux "with his heavy Friends" sorti en 1970(il a été réédité) où figurent des noms illustres comme Jimmy Page, Jeff Beck, John Bonham, Nicky Hopkins et Noël Redding. Malgré que le disque fut élu comme le pire disque anglais plus tard en 1998 il n'en reste pas moins que celui-ci a été beaucoup écouté par moultes guitaristes pour y découvrir les rythmiques  et la musique d'un pré-Zeppelin et un certain univers musical londonien de l'époque. Lord Sutch réussit ici un vrai tour de passe-passe en offrant des bonnes chansons de rock'n roll et malgré des artistes très différents une certaine cohésion musicale. Sans être un essentiel, ni indispensable l'album reste une incroyable curiosité à redécouvrir.  





vendredi 3 juin 2022

Dans la pile des 45 tours - Ten years after Love Like a man



Ten Years After mériterait bien plus de palmes qu'en ont eu les gros dinosaures de la décennie des seventies. On cite toujours Stones et les autres mais eux sont un peu les oubliés de cette expérimentale décennie. Pourtant s'il y a bien un groupe hyper représentatif de cette époque c'est bien la bande au tant regretté Alvin Lee, le guitariste le plus rapide à l'ouest du Pécos, trop peut-être pour l'époque au final. 

Ten Years After était un buldozer du blues rock avec des tubes qui cassaient la baraque : "choo choo mama", "I'm going home" et tant d'autres. Le groupe totalise une dizaine d'albums sur la décennie des 70's. Se rappeler des "Stonehenge", "shhhhh", "Watt", "a space in a time", "Rock n roll music to the world" ... etc sans compter leur énorme double live et leur prestation au festival de Woodstock. Ten Years After n'a presque pas arrêté de jouer. On se rappelle de leur fameuse prestation sur la salle des Bourdaines à Seignosse dans la décennie 2000 et fiers d'avoir serré la main à ces vétérans de Woodstock. 


L'objet que nous avons là est beau. Format 45 tours tout droit sorti des années Deram. Une face studio du titre phare "Love like a man" de 1970. Sa face B doit être jouable obligatoirement en 33 tours pour écouter la version enregistrée au grand Filmore-East de New-York. Une belle pochette aux caractères sacrément western mettant en scène le guitar-hero qu'était Alvin Lee. Bref une très belle pièce vynil que vous pourrez ressortir dans votre chambre en maison de retraite (rires) qui vous rappeleront quelque chose d'inexplicable à la jeune génération : le 45 tours. Something better change chantaient les Stranglers dix ans après. 




Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...