Affichage des articles dont le libellé est proto-punk. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est proto-punk. Afficher tous les articles

jeudi 21 juillet 2022

Indispensable Mr Rumble n'est ce pas Monsieur Link Wray ?


"Je cherchais quelque chose que Chet Atkins n'avait encore jamais joué, qu'aucun de ces rois du jazz n'avaient jamais joué... J'étais en quête de mon propre son".

C'est en ces termes que se décrit le guitariste le plus influent de la musique rock et de toutes ses chapelles, et, je dis bien TOUTES ses chapelles. Derrière ce bout d'histoire un nom, un seul ! Link Wray ! Ah vous ne connaissez pas l'un des plus immenses guitaristes au monde ? Alors il faut faire la mise à jour 4.0 

Classé 50ème dans le top des 100 guitaristes mais qui est ce gars ? Link est né à Dunn en Caroline du Nord et meurt en 2005 à Copenhague. Le monsieur a quelques particularités. C'est un amérindien(que les Yankees n'ont pas pu bousiller). Sa maman est handicapée et il naît avec un accouchement aux forceps qui laissera des cicatrices sur le visage toute sa vie.  Jeune, il contracte la rubéole ce qui lui laisse des séquelles auditives et influencera son son en jouant plus fort pour l'entendre. A 8 ans il emprunte une guitare offerte à son frère, une Maybelle  mais il s'en fiche. Plus tard alors qu'il n'arrivait à l'accorder un ami vient lui règler la guitare et commence à jouer du bottleneck dessus. Sa passion pour la six cordes commence ici et deviendra une véritable obsession.



En 1943, il déménage sur Portsmouth en Virginie. Il travaille dans les chantiers et intègre ses premiers groupes de country. 1955 il part pour la Corée il revient en 1956 avec un poumon touché. En 1955 il forme son premier groupe avec ses trois frères "Lucky Wray and the Palominos Ranch Hands ". La même année forts d'une renommée dans le pays ils partent enregistrer à Washington pour enregistrer des chansons mais insatisfait de ses vocaux il passe à une nouvelle phase. Il travaille un son beaucoup plus lourd sur son instrument. 

1958 : 

Sorti de l'hôpital après son opération du poumon, il joue sur scène mais ne peut chanter. Son frère positionne alors un de ses micros chant sur son ampli et obtient un son extrêmement saturé. "Rumble" vient de naître. Un million d'exemplaires de ce titre totalement instrumental sont vendus. Le titre est parfois interdit dans des radios car accusé de provoquer une violence juvénile. 



Une période riche s'ensuit dans les grands labels comme Epic ou Swan. Puis lassé du business il se retire et enregistre sur un magnétophone 3 pistes. Il formera après un grand groupe avec des membres de Quicksilver Messenger Service. En France il jouera sur 4 titres de l'album "Chatterton" d'Alain Bashung

Link Wray laisse une influence dans tous les mouvements du rock(rockabilly, blues rock, hard-rock, punk rock, grunge et plus). Jimmy Page le cite comme un homme qui avait une vraie rebelle attitude dans son jeu. Link Wray a totalement domestiqué l'effet Larsen, le maîtrisant au plus haut point. Il a introduit les positions, accords Power-chords dans le rock tout simplement. Il est le plus grand guitariste influent du rock tout simplement. Il laisse après ces techniques et apports énormément de 45 tours, plus de 20 disques véritables méthodes de guitare sur vynil, et un film à voir sur sa vie absolument "Rumble". Une discothèque digne de ce nom doit posséder un exemplaire de son "Rumble". 




La première fois que j'ai entendu de Link Wray c'était vers les années 2000. J'avais eu un enregistrement live. Jusque là je n'en savais que très peu sur lui. Link Wray est réapparu dans ma vie en rencontrant un ami spécialiste dans les techniques d'enregistrement vintage(notamment sur bandes) dans les Landes. Nous avons écouté beaucoup Wray sur disque vinyl. Je commençais à comprendre que ce guitariste était un peu le père de tous les guitaristes de rock jusqu'à maintenant. 

Puis il y a eu Jimmy Page(que je n'ai pas rencontré hein)  dont je suis très fan et cette video où il en parle avec véhémence de Wray dans le film  "It might get loud". Et puis encore il y a eu le film "Rumble"

Pour être proche de Link Wray de son approche du son, il ne faut pas vouloir jouer comme les autres c'est une volonté viscérale à jouer comme on le veut, comme on le sent, comme cela nous fait frémir, vibrer. Je remercie celle que j'aime qui m'a offert cet exemplaire de Wray(thanks my love) . Dès l'écoute on se rend compte de l'importance du guitariste et son influence sur tous les styles de rock. Il joue ici avec ses frères. Un vrai disque de rock rassemblant des chansons incroyables, attractives, inventives et dynamiques "ace of spades, jack the ripper, I'm branded" sans oublier son fameux "rumble" qui m'est si cher. Un disque miroir pour tout guitariste. 

Philippe Sargeni

mercredi 29 juin 2022

New York Dolls Lipstick Killers le rose bonbon glam proto-punk

Lipstick, lipstick .... Lipstick Killers n'est pas réellement le nom de ce premier album des Dolls mais celui-ci porte son nom éponyme. Mais il fait tant de bien de  déclamer  😁 Lipstick Killers dans les oreilles. Cet opus est en fait la première démo en k7(qui elle portait bien ce nom)  parue chez ROIR avec les démos de 1972 et remasterisee en 2006 pour le cd. 

Le petit collector de la semaine nous l'avons déniché dans un bac à cds dans le domaine du proto-punk.(c'est pas compliqué un bout de rock'n roll dans une tranche de punk, un assaisonnement de glam mais pas encore vraiment punk) L'album est un plus qu'essentiel pour les amateurs de rock'n roll 70's : The New York Dolls "Lipstick Killers" sort en 1973. Toute une génération aura été marquée par cet énorme disque auquel il faut faire une vraie place.  Oui le glam-rock a été Bowie, Roxy Music, les hurleurs de Slade, Marc Bolan et il aura été aussi dans les New York Dolls. Les Dolls quoi ! 

Le premier album de 1973 ici dans sa version cd dédiée au marché japonais produit par le grand Todd Rundgen offre 10 plages vouées au rock'n roll véloce et au glam-rock ou du moins à ce qu'il va devenir dans la décennie qui va suivre. On retrouve les guitares de Johnny Thunders et de Sylvain Sylvain  parfaitement compactes,  le chant dynamique d'un David "M. Jagger"  Johansen sacrément soutenu par la batterie de Jerry Nolan et la basse d'Arthur Kane. Voilà pour l'histoire du premier volume des New York Dolls. 

L'objet est fin et beau juste un peu plus grand qu'une pochette crystal de cds. C'est à se demander si les labels n'avaient pas un stock à écouler avec l'adage "Tout se transforme" avec la réplique du vynil à l'identique : photo du band sur sofa et derrière le rose Dolls avec inscriptions en blanc concernant l'album.  On oublie pas la pochette intérieure avec logo de la fameuse Doll qui tourne le dos ou le fessier tout dépend de votre esprit ! Le cd est la réplique du vynil avec en rond central le logo "Lipstick" des Dolls(on le mangerait). Bien qu'inutile puisqu'on ne le verra pas tourner dès que posé en mode lecture. Malgré cela globalement un bien bel objet (collector) !







Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...