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lundi 1 juin 2026

Une combinaison en cuir noir une basse voici Suzy Quatro

 




Suzy Quatro est certainement une des grandes figures incontournables du rock dit "féminin" du siècle dernier. La bassiste, chanteuse, boss de son groupe  s'est imposée sur la scène rock internationale dans un monde où les femmes avaient une toute petite place. Elle fait partie de ces pionnères qui ont magnifiquement osées.  Plus d'une quinzaine d'albums et autant de singles gorgés de rock massif avec pour débuter en 1973 un tube incroyable "Can the can". 

50 ans de carrière nous regarde. C'est avec une tryptique bien rodée qu'elle a scellé son succès : une énergie brute, une image digne de Barbarella en combinaison en cuir noir et un sens inné pour des refrains qui vous laissent un souvenir impérissable. Tout était réuni pour vendre des millions d'albums mais aussi s'adonner à des expériences parallèlles avec une certaine réussite là aussi : cinéma, radio, théâtre. 


Le nouvel album de Suzy Quatro s'appelle donc "Freedom" et il porte bien son nom. La reine du rock féminin d'antan a 75 ans mais elle n'a rien perdu de sa forme qu'elle a toujours su conserver tout au long de sa carrière. Est-ce la maturité ? Peut-être ! Mais en tout cas Suzy a délégué cette fois l'écriture en grande partie à son fils L.R. Tuckey. Et c'est une bonne chose. Ce "Freedom" a le goût d'une profession de foi. Les guitares sont rugueuses, la basse est bien sûr bien présente et les refrains de véritables shots pour le live. 

Ca démarre fort avec le morceau-tire de l'album puis tout s'emballe avec une sacrée attitue punk parfois(Little Miss Lovely). Freedom se déverse et claque dans nos oreilles. Pour notre bonheur elle remet au goût du jour une version impeccable de "Going down" qui sera certainement en concert un point culminant avec un "Kick out of the jams" qu'elle reprend superbement ici avec l'aide d'Alice Cooper


Suzy Quatro ne cherche pas avec "Freedom" à réinventer la formule du rock'n roll mais présente la sienne, celle de 2026 qui la fait vibrer. C'est un album plein de sincérité, direct(enfin du son direct dans le rock sans que les guitares soient enfouies sous des tonnes de reverb ou délay). Indépendance, persévérance se mêlent ici avec une générosité incroyable. Suzy Quatro sera toujours cette indomptable artiste du rock et c'est très bien en ces temps incertains. 










mardi 12 juillet 2022

AC/DC maxi kangourous - cache cache en face b

AC/DC ? Ici ? Nous on ne rêve pas. Nous avons ouvert les placards et trouvé quelques pépites. Passées au carbone 14 verdict : 1981 ! Ah mais oui 1981 c'est la tournée "For those about to rock" qui a suivi l'énorme succès de Back in Black. Les australiens sortent cet immense album. On pourra longtemps débattre sur la tessiture de voix de ce cher Brian mais voilà il est là et fait le boulot. C'est un autre groupe avec une musique moins proche, moins collée au blues telle qu'on a la connue sous l'ère Bon Scott et plus une machine de guerre hard-rock tout simplement. Ca n'empêche que l'album reste un bloc compact d'un style  brut et sacrément puissant. C'est le dernier de l'ère production John Mutt Lange qui avait produit "Highway to hell" et "Back in Black". 

Ce maxi au son plus fort que le simple 45 tours(principe du Maxi 45 tours) offre une belle pochette live, 4 lettres de feu. "Let's get it up" a été le titre phare, le tube avec la chanson éponyme de l'album. Je me rappelle de l'émission "Platine 45" avec Jacky où le clip était monnaie courante. Bref voilà pour la face A sans de grosses surprises et hyper agréable à re-écouter. 



C'est la face B qui est fortement intéressante. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque où le groupe n'avait sorti aucun live officiel avec la nouvelle formation. Rappelez vous cette époque où le tube n'existait pas ! Le fan n'avait rien à se mettre sous les dents. Alors quand une telle face B se présente avec un "Tnt" tonitruant, puissant et un rugissant "Back in black" on saute sur l'occasion ! Pas indispensable, ni obligatoire mais un beau collector qui devrait être une belle pièce à placer avec les albums de l'époque ou les 45 tours du groupe que vous avez collectionné depuis un moment ! 







dimanche 5 juin 2022

Black Spiders - Black Spiders super héros du riff

Les Black Spiders ne sont pas de Mars mais ceux-là viennent de Sheffield(fief des Def Leppard) en Angleterre. Pas grand monde parle et palabre sur ce groupe pourtant la bande à Peter Spiber Spiby a le petit truc peut-être que les autres n'ont pas.

Et ce n'est pas un petit truc mais des petits trucs. Tout d'abord ils possèdent pléthore de titres, d'albums bien classés, 4 eps, 3 bons albums et des tas de singles. Le plus est la musique, le rock, leur  hard-rock que produit ces anglais s'axe d'une part sur beaucoup de riffs et de structures tous droits tirés des ACDC, Led Zeppelin ou encore du grand Sabbath. C'est notamment ce qui leur donne ce côté très stoner, 70's. La rapidité et une certaine fluidité sont au rendez-vous et on entend par ci par là des influences Stoogiennes, de Turbonegro et des Motorhead période Eddie Clarke. Malgré ses référence les Black Spiders ont un style propre à eux-mêmes.  Voilà pour le cadre. 

Après le très stoner "This savage land" le gang de Sheffield était de retour en 2021 avec un album éponyme et une certaine délicate attention d'un pentagramme rouge vif sur la pochette. Sans le bonus l'album offre 13 plages bien dosées du rock, hard-rock que produit le groupe. Et le résultat est plus que correct. 

Si la recette de la période précédente est toujours là et fonctionne à merveille, les Black Spiders intègrent de nouvelles choses permettant au groupe de se dégager d'une certaine étiquette figée et proposent un hard-rock renouvelé qui à plein régime fonctionne super bien pour nos oreilles(refrains accrocheurs, riffs modernisés). Parce que là où d'autres groupes se perdent dans une pauvreté créative les Black Spiders maîtrisent d'un bout à l'autre cette science du passé au  neuf et du neuf au passé. Comme quoi avoir un peu de culture musicale aide à la création. Cela donne un sacré bon album qui aura toute sa place dans votre discothèque. Mais peut-être les possédez-vous tous déjà !? Un groupe à suivre ! 







lundi 30 mai 2022

Airbourne toujours aussi(es) intéressant !

Quand Airbourne est arrivé à vrai dire tout le monde était content. Ils pratiquaient le mélange ACDC, Rose Tatoo et autres Angels(Angel city). Et comme beaucoup de groupes rock ils ont un peu recopié leur recette, chose qui est tolérée chez les vieux groupes mais pas trop pour des jeunes loups comme eux. Pourtant je pense qu'il faut soit avoir écouté un album d'Airbourne, en posséder un, ou les avoir vu sur scène tant ils dégagent une énergie incroyable. En tout cas malgré la déification d'un AC/DC qui n'est plus trop, un confinement qui a duré le groupe est toujours là et actuellement en tournée. Le groupe est toujours en forme et au vu des photos il distillent toujours son hard-rock chaud et brûlant comme sur leur dernière livraison (Burnout the nitro).



Il y a deux albums d' Aibourne qu'il faut écouter à savoir "running wild" en 2007 qui avait fait mouche avec ses gros titres comme "stand up for rock'n roll" ou le tonitruant "too much too young too fast" sans oublier le très efficace "Black jack" une composition hyper nerveuse et électrique comme ils savent les composer. Alors si vous doublez la chose avec le "no guts no glory" de 2010 avec sa vilaine pochette(rires) vous possédez toute la base du power hard-rock d'Airbourne. Aussi garnements en studio qu'en live(montée sur les amplis, communication totale avec leur public) il faut aller redécouvrir les fistons des Bon Scott et autres Angus à qui ils n'ont rien à envier sauf peut-être l'époque qui ne leur permet pas de pouvoir percer et de vraiment casser la baraque réellement. Et si vous le coeur vous en dit allez tendre l'oreille à leurs dernières productions plus posées qui montrent un groupe qui sait s'écarter de sa recette et propose une autre  parallèle. Alors en attendant le retour des Spinal Tap versus Australia bon écoute ! 









samedi 21 mai 2022

Mais où est la réponse - The Answer le retour bientôt



En terme de classic rock les irlandais de The Answer nous ont laissé beaucoup de choses bien : la bande à Cormaac Nesson(chant) a produit 6 albums d'une excellente qualité dans un classic rock de grande qualité. Et puis il y a eu "Solas" en 2016 album un tantinet révolutionnaire laissant entrer le folk, les ambiances, des atmosphères peu classiques ou du moins des directions nouvelles. Et puis il y a eu le COVID et tout ce qui va avec confinements etc... Vous connaissez la suite.

Nous les pensions dans les choux à vrai dire. Depuis une quinzaine et un peu plus  la pause est finie depuis longtemps. Il faudra faire avec The Answer. Paul Mahon a rebranché les guitares, Micky Waters sa basse et James Hetley est sur les starting blocks derrière ses fûts. Sur leur page fb un teaser annonce un nouvel album pour 2023 ! Le message est bien clair avec le teaser ! 

https://www.facebook.com/theanswerrock/videos/1336256976905965/


En guise d'amuse-bouche et d'apéro avant la date, voici quelques albums qu'a fait le groupe en lien video pour se refaire une idée de la musique du groupe, la crème peut-être du classic rock à la britannique. 






mardi 19 avril 2022

Electric Mary Down to the bone



Si Electric Mary était arrivé à l'époque des deux premiers Rose Tattoo, ou des premiers albums australiens de qui vous savez je pense que certaines choses auraient été bien plus difficiles tant ce groupe est une bourrasque de riffs. Car le riff, Electric Mary le maîtrise du début à la fin. Cette chose qui manque tant au rock actuel, au hard-rock, les aussies savent l'asséner tel un marteau sur une enclume. Il faudrait chroniquer, analyser tous leurs albums tant le rock qui est distillé est le grand cru des grands crus. Allez commençons avec ce "Down to the bone"

Rythmiquement et mélodiquement vous savez où la risque va avoir lieu avec Electric Mary. D'entrée c'est un "let me out" effet buldozer qui ouvre l'album. Vous êtes plaqués au sol ? Ceci est rien, le reste étant encore un cran au dessus. Car ici Electric Mary développe tout son style : rythmique, basse/batterie collées, voix rauque dans un rock, hard-rock non fait de ces sons à lampes mal maîtrisés, réverbés égaux à de l'autotune de supermarché non ici disons que nous sommes dans l'essence de la chose. 

Toute l'artillerie est maintenant  déployée il ne reste plus qu'à se laisser emporter et headbanguer tranquillement. On se demande comment l'Europe, les States, le monde ont pu passer à côté de ces brûlots. Le groupe offre ici un album compact, puissant qui vient vous consoler des Airbourne trop acdisés ou du  décevant dernier opu de Wolmother . Alors si d'aventure vous avez la place pour deux ou trois cds dans votre colonne gardez de la place pour les Electric Mary ils sont une pièce indispensable dans une discothèque rock digne de ce nom. 





vendredi 8 avril 2022

The Treatment

Le heavy-métal et le hard-rock  ne sont  plus grand chose il faut le dire. Le Métal a remplacé ces styles apportant sa cohorte de styles, de chapelles et de cirque il faut le dire aussi. Pourtant certains ont décidé de reprendre les concepts d'un certain hard-rock anglais des années 80 et notamment avec sa signature britannique. Nous avons déniché un groupe qui sait faire dans ce style comme peu. The Treatment a la particularité de le faire et d'y faire croire en tout cas assez bien. 

Issus de Cambridge(Angleterre), les musiciens de Treatment officient depuis 2011 et s'offrent au compteur 5 beaux petits albums. On pourrait croire à un bluff mais non tout ce tient ici rappelant bien-sûr les groupes de NWOBHM ou les groupes s'y rapprochant. En tout cas, que cela soit sur leur "Power Crazy" de 2019 que sur "The Might hurt" de 2011 ou le très réussi "waiting for the good luck" de 2021 la bande à Tagore Grey poursuivent leur chemin en délivrant une musique juste et qui se bonifie au fur et à mesure des années avec des morceaux qui font taper du pied, hocher la tête bref du hard-rock simple. Oui ici nous avons du très bon, ni trop extraordinaire, ni trop classique et offert avec une justesse hyper professionnelle. The Treatment est un sacré bon groupe comme le hard-rock en a fourni en Angleterre dans les 80's. Nul doute que ceux-ci seraient de parfaits partenaires pour une tournée des Def Leppard voire même des ACDC ou un Motley Crue en tournée d'adieux. Hard-rock, rock, mélodique, puissant, posé Un groupe à suivre absolument ! 


"Rat Race" 


Let's get dirty














Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...