mardi 19 mars 2024

Mémoires de Concerts- Cèu de Pyrène – Ceux qui font chanter te saluent Le Livre de Franck Urban Maison des Légendes

 



Quel est le point commun entre Iggy Pop, Ac/dc, Bill Wyman des Stones, Iron Maiden, James Brown, Johnny Clegg ou encore Frank Zappa? Même si ces artistes ne doivent pas se rappeler de la chose, ils  se sont tous arrêtés à Pau, Lourdes, Tarbes  ou dans sa région proche comme Orthez pour (Bill Wyman) et surtout ils se retrouvent sur le travail d'écriture qu'a mené  notre confrère du blog la maison des légendes, Franck qui s'est attelé à livrer en toute indépendance d'édition, 2 tomes + 1 catalogue photos « Mémoires de Concerts- Cèu de Pyrène – Ceux qui font chanter te saluent ». L'ouvrage se dédie aux   évènements musicaux   au pied des pyrénées avec des souvenirs photos et tout plein d'autres choses  dans notre région. Allez on plonge dans le dossier. 

Les projets d'écriture partent souvent de rencontres, d'anecdotes. Trois ont été déterminantes pour Franck afin de se lancer dans ce travail pharaonique...




                   https://lamaisondeslegendes.fr/le-livre/ceux-qui-font-chanter

https://lamaisondeslegendes.fr/le-livre/ceux-qui-font-chanter/titre-explications

La première est en lisant le livre «AC/DC – Tours de France 1976-2014 » . Ce travail d'archivage et la livraison de ce pavé bourré d'informations fascine notre auteur. Puis il y a les rencontres....

Avec Pierre Hamelin, grand spécialiste de Frank Zappa au magasin Jet Records à Pau en 2019. Découverte d'un Frank Zappa palois un soir ! La troisième rencontre scellera une plongée dans le projet d'écriture avec une entrevue avec Jacques Gasser réalisateur d'un dvd « Mémoires de Blues de Jacques Morgantini – Jazz Hot Club de Pau Production ».  l'odysée Pau – Chicago à partir de 1946 et le Jazz Hot Club de Pau. Le travail commence. 



Franck s'est attelé pendant 4 ans à écrire, noter, enquêter, récolter, enregistrer, mener des rencontres, faire ouvrir les archives des associations pour nous faire revivre ces années prépondérantes qui ont fait ce qui nous entoure aujourd'hui musicalement. Frank n'a pas lésigné sur les documents dans son œuvre en trois volumes sur la musique faîte au pied de nos Pyrénées en offrant beaucoup d'archives photos. 



Tout y est passé en revue. Tous les styles de musique s'y retrouvent des années 60 aux années 90 et plus. . Votre regard croisera avec une certaine nostalgie en criant « Mais oui j'y étais ! » ainsi 300 tickets de concerts, des interviews de groupes, d'acteurs associatifs, des articles, des reportages, une trentaine d'interviews.

Mais si l'auteur nous fait revivre ce Pau ou Orthez musicalement très riches, il fait aussi ressurgir de notre passé l'ascencion de la logistique professionnelle et non-professionnelle que nous connaissons aujourd'hui et dont nous bénéficions tous en mettant à l'honneur ceux qui ont créé là où il y avait un désert (Luthiers, labels, disquaires, techniciens, tenanciers de pub, organisateurs de concerts, musicothérapeuthe, responsable Sacem, etc...) sans oublier les mouvements de passionnés  sans qui rien n'aurait été possible. 



Franck a eu la gentillesse de nous inviter à une conférence qui avait lieu le vendredi 8 mars à la MJC du Lau. Nous vous recommandons de vivre cette expérience pendant laquelle vous comprendrez le fantastique travail d'archivage qu'il a mené. Ainsi vous pourrez feuilleter   (et même commander) ces 2 tomes + le catalogue photos qui nous racontent tous quelque chose de nous-mêmes, à chacun. Un auteur et une oeuvre tournés vers le futur avec en point de mire l'inter-générationnel et le partage de ressources. Un grand bravo ! 




mardi 27 février 2024

NO JAZZ QUARTET you're gonna leave the building soon chez Closer Records


La scène phocéenne est toujours en ébullition. Et ce n'est pas Paul Milhaud alias « Sonic Polo » qui va nous contredire. Membre du groupe NO JAZZ QUARTET, revient avec un nouvel album made in Marseille high energy « You're gonna leave the building soon » paru chez Closer Records.

Même si ses membres se connaissaient déjà depuis 2018, le NO JAZZ QUARTET est apparu en 2019 dans le paysage musical phocéen peu avant la déclaration de la pandémie, période fatale pour nombre de formations. Mais cet espace temporel fut, en revanche, propice au groupe et renforca sa détermination pour aller de l'avant.

Un peu comme une « All-Stars », le groupe comprend en son sein d'éminents membres issus de diverses formations cultes, responsables d'albums mémorables, qui ont roulé leur bosse (studios, scènes, tournées en France, hors de l'Hexagone, sur plusieurs continents)...



« You're gonna leave the buiding soon », premier album du groupe, joue la carte d'un rock sombre et étincelant, moteur de styles dans lesquels viennent s'imbriquer dans la musique de NJQ et ne former qu'un tout (influences scène de N.Y.C, Washington D.C et Noise actuelle).

Le groupe s'appuie ici sur une formule très efficace faîte de deux chanteurs hurleurs, Paul Mihaud (ex de Holy Curse de Paris et du Keith Richards Overdose de Marseille) et James McClellan et de deux guitares lead. Ce choix qui est une certaine essence du groupe colle magnifiquement aux compositions. Le rock de NJQ est bruitiste, lourd, acéré, riffé. Il raconte quelque chose. Derrière, pour épauler ses messieurs, la rythmique est implaccable, métronomique, voire hypnotique avec Manu aux fûts qui eut également sévi chez Elektrolux et Shiloh et Pierre à la basse, issu du conservatoire et ayant joué auparavant dans diverses formations Jazz avant d'en venir au rock.


Le rock de No Jazz Quartet est un rock cannibale, qui vous dévore, vient vous chercher dans vos derniers retranchements. Le voyage est tentaculaire, sinueux dès le premier instant. Le groupe sait à merveille coller des ambiances étouffantes avec des guitares mugissantes, étoffées, profondes (« The lost train ») et les justapose de sa superbe dans des parties endiablées (« Thermodynamic love »). Si les guitares sont à la fête, la batterie n'est pas en reste s'offrant des breaks annonçant la dynamique (« flower on the wall ») ou créant la base implaccable sur laquelle le groupe place textes et mélodies remplies de mélancolie furieuse (« Dark wind »).

No Jazz Quartet écrit ici un beau roman noir qui se met en place progressivement au fil des chansons qui nous traversent avec des changements et des thèmes très variés. Les deux voix font un travail de titan comme sur le doorsien « Last man on earth » et le presque cramspien « I saw the bird ».. Le voyage dure sans perdre en intensité et en se posant (« good riddance »), laissant une batterie soutenir le chant de superbe manière. Le combo offre un bel album, avec un son très travaillé, creusé, ciselé dans les moindres crêtes...



Grand bravo au Local 54 (Marseille) et à Jearc pour les phases d'enregistrement et de post-prod et à Philippe Gilard qui s'est attelé à la masterisation (Périgueux)... Dernière cerise sur le gâteau, une chanson aux textes en français ("Le cadavre et le sel") qui clôt cet opus magnifique de rock puissant qu'est ce « You're gonna leave the building soon ». Un disque rock et massif orné d'un superbe écrin au design magnifique !


dimanche 25 février 2024

The Lookers album sabotage and fun

 

Connaissez-vous le circuit underground basque ? Et bien nous vous amenons voir un de ces représentants : The Lookers.  Riches et surprenants, Ils reviennent sous les feux de la rampe avec un nouvel album « sabotage and fun » aux textes réflextifs et aux influences rock du monde avant et savamment actualisé et inséré à leur musique. Les Lookers ont le vent en poupe ils arrivent bientôt chez vous.




Contes et légendes du Pays Basque …

Tout commence pour The Lookers  en 2012. Nico, Charlie et Mikel se centrent sur leurs héros des 60's et la période punk plus tardive de 77 avec des groupes comme The Creations(dont ils reprendront le hit « Making time ») mais aussi les Buzzcocks ou encore les grands et fabuleux Understones.

Grâce au label Bloody Mary Records, ils deviennent très vite un des groupes favoris du circuit underground basque et tout s'enchaîne Eps Singles(« Sally », « Fucking Panda » et « Never had control ».) et albums(The Lookers 2016, Real Things en 2018).. Les Lookers tournent et deviennent la meilleure des premières parties pour des légendes du rock (Eddie and the Hot Rods, New Christs, Fleshtones, Dictators jusqu'aux grands Flamin Groovies en passant par les éminents Liminanas).



Sabotage and fun...

En 2022, le nouvel album est là. Le power-trio brille toujours autant avec un maximum de curiosité et dans le même éclat. La radicale indépendance dont ils jouissent leur permet de placer des morceaux, au format court, diaboliquement efficaces sans se répéter(« What a twist », « Roaming around » et « Citizens left alive ».

Le travail que le groupe a réalisé est très actuel et s'appuie entre passé et futur pour créer le présent du groupe. Le trio basque offre des mid-tempos à la Television « Probably Nothing », des hommages comme le folk-rock à Daniel Johnston « Feed the shadow » ou la balade acoustique, sans rappeler « English Rose » de The Jam, « Center of the universe ». Le groupe ici encore se retrouve en constante évolution. Rock du passé oui mais aussi du futur avec des revendications rappelant Wilco, Spoon ou aux explosions électriques du groupe de Chicago Twin Peaks. .


Nous aimons et vous aimerez Sabotage and Fun pour tout çà et pour la curiosité qu'à ce groupe lorsqu'il créé, véritable essence de leur art. Tels des archéologues du rock' roll et bons  dénicheurs de musique contemporaine, les Lookers avec une passion constante arrivent ici à tenir un auditeur en haleine. Le groupe donne des textes bourrés de réflexion sur le sens de la vie, véritable antidote pour lutter contre la morosité ambiante et nous aide à retrouver une certaine résilience. Essentiel. 

photos : Louis Triol

dimanche 21 janvier 2024

La mauvaise foi anglaise des Lullies

Le rock français existe-t-il encore ? Non du moins le rock en français ! La chose se fait rare sur les radios et dans les gros labels. Pourtant cela existe bel et bien. Gars et filles de l'hexagone se démènent assez pour donner le meilleur. du Sud au Nord et d'Est à l'Ouest. Même si la langue anglaise est prépondérante dans beaucoup de formations actuellement il existe encore des îlots naissants qui osent.   C'est le cas des Lullies de Montpellier. 

Les Lullies sont François Bérard(guitares), Thibault Sonnet(basse) mais aussi Manuel Monnier(batterie) et Roméo Lachasseigne(chant et guitare). Le groupe est issu pour sa moitié(Manuel et Roméo)  des défunts Gris-gris que beaucoup de fans de l'autre rock connaissent bien. 



Depuis 2018 les Lullies arpentent les scènes françaises et balancent leur purée garage-punk endiablée avec des accords bien gras et des mélodies furibondes. En 2023 le groupe s'entiche d'un sacré album, parfaite carte de visite du groupe french qui chante en français "Mauvaise Foi". Mis à part une reprise des Searchers en anglais tout est dans la langue de molière. 

Rock'n Folk les dépeint comme un Bijou survolté, d'autres leur collent l'étiquette du MC5 ou de certains Sheriffs, d'autres encore disent y retrouver les Gris-gris et autres diables du rock garage. Et si les Lullies étaient tout cela à la fois. 

"Mauvaise foi", en tout cas est un album rapide, électrique et sacrément riffé pour ne pas dire rentre dedans, un pavé dans la mare de la pop, du psyché en tempo lent que l'on nous dessert un peu partout. Les Lullies excèlent dans leurs tempos et rythmiques  rapides, leurs textes accrocheurs, leurs refrains qui cognent. Si quelque chose est anglo saxon c'est la musique qu'ils maîtrisent très bien et font de cet album une véritable bombe de nervosité rock'n rollienne en français il faut le souligner. "Pas de regrets, ce que je veux, zéro ambition, station service" sont quelques titres qui vous ravieront ! Vive les Lullies ! 










jeudi 4 janvier 2024

Pretenders Hate for sale

Les Pretenders étaient de retour en juillet 2020 en nous balançant leur "Hate for Sale". Un album rock  qui a eu une assez bonne réception au niveau des critiques. Nous nous sommes penchés sur la galette et force est de constater que Chryssie Hynde et ses compères ont tout rebranché. Le groupe qui a façonné son répertoire en usant ses médiators sur ses Télécasters était  bel et bien de retour. 



Car, c'est quoi les Pretenders ? Du rock anglais fait d'un mix qui mélange les guitares et l'attitude saillantes du punk rock des débuts en Angleterre, un peu de rock new-wave naissante, le tout sacrément bien chanté et joué vous obtenez la mixture Pretenders qui marche depuis le début. Hate for Sale s'égrenne sur la platine nous laissant à vrai dire  un peu dibutatifs sur la chose. Est -ce bien ?  Super bien ? Ou déjà vu ? 

Mais non il est bien ce Hate for Sale Nous mangeons de la musique matin, midi, soir, sur les réseaux, ou dans n'importe quel magasin et notre perception de celle-ci est devenue aussi compliquée qu'avoir un train qui arrive et part à l'heure. Pas de chichis, ni de tralalas nous avons un album rock ici. 



Mixé, produit sur deux studios (RAK Studios, The Bunker) l'album offre à nouveau une large palette du style Pretenders d'antan et maintenant. La nouveauté, l'originalité qu'apporte Chrissie, avec son groupe, ici est sans doute dans sa manière de faire. Mais aussi son travail en duo avec son excellent guitariste James Wallbourne. Aucun groupe ne fait comme les Pretenders, se plante comme les Pretenders et s'en sort comme les Pretenders

Hate for sale

Nous sommes en plein dans le  rock anglais.  Les compositions alternent   des  rythmiques ainsi que des riffs   très soutenus comme le groupe nous a habitué(Hate For Sale, l'acéré "Turf accountant daddy", I didn't know when to stop et l'irrésistible "Junkie Walk), des balancements plus pop( "The Buzz"), du dub("Lightning man"), des balades rappelant le son de "I go to sleep" pour "your can't hurt a fool". Chryssie Hynde a toujours  une grande maîtrise de la rock ballad et l'a toujours éxécutée avec une rare authenticité.  Il faut ajouter un bonus à tout cela : les textes qui sont à nouveau d'une grande qualité, remplis de lucidité et de réalité et nous parle du futur d'un groupe qui jouera jusqu'au bout. 

Turf accountant Daddy  

Junkie Walk

Alors il ne vous plaira peut-être pas de suite mais quoique les choses en ce bas monde sont téllement éphèmères ou pregantes que l'on ne sait jamais.... . Si vous cherchez un groupe qui a de l'expérience qui essaie un peu d'innover dans ses suites d'accords tout en gardant son one way ticket il se pourrait que Hate for Sale soit un album pour vous. 


vendredi 21 juillet 2023

Concert Airbourne à Seignosse au Tube

L'Australie est l'autre pays du Rock et du hard-rock. Ca nous le savons depuis un long moment. C'est un grand groupe australien qui s'est invité à la Salle du Tube à Seignosse dans les Landes : Airbourne. Le gang aussie est venu délivré son énergie hard-rock  incomparable devant un large public. Ce mardi 11 juillet s'il y avait bien un endroit où il fallait être c'était bien là. 



Chose n'est pas commune nous parlerons d'abord de l'organisation qui a été impeccable tout le long de cette soirée en ce qui concerne du lieu, du parking(merci aux voisins d'indiquer où l'on peut se garer), du filtrage du public. La salle est hyper agréable avec de grands bars géré par un personnel disponible, souriant. Le coin du merch est très bien conçu ainsi que les espaces bars fumeurs. 

Nous avons loupé la première partie. En attente d'Airbourne la sono déroule une playlist hard-rock qui fait patienter le public venu en très grand nombre. Ca chante les refrains des "Ride the lightning", de "Wheels of steels". et un "down down" du Quo qui sert de leçon de blues rock aux papas boomers(rires). L'équipe son effectue les derniers réglages côté scène et sono. Tout le monde s'impatiente. L'ambiance est extrêmement bonne, conviviale, avec une pyramide des âges très variée rappelant les concerts d'antan avec pas plus de trois groupes. 



C'est avec un "Are you ready" qu'Airbourne débarque et met de suite les pendules à l'heure. Son hard-rock, avec ses influences rock et blues parfois met tout le monde d'accord. Suit un "Too much too young" à l'unisson avec un public en totale communion et en forte transpiration pour les 20 premiers rangs. A partir de ce moment-là la machine Airbourne met à plat, en ordre de bataille tous les titres de leur best of scénique en dégageant l'énergie qu'on leur connaît. De la fosse jusqu'au fond çà bouge, çà remue, çà danse, çà headbangue. Du hard-rock, du rock quoi ! Avec un son in your face qui vous fait tout oublier et qui mixe parfaitement les groupes australiens des mid 70 aux 80's avec le hard-rock le plus corrosif. 

Aucun temps mort, le public est pilonné de riffs, de gros sons. Scéniquement le groupe délivre un set électrique et époustouflant(temps forts avec une virée dans le public pour Joel O Keeffe, un pot à la santé de Lemmy une virée sur les hauts-parleurs pour le rappel). 



Le monstre Airbourne, après ce déluge , arrête le track-listing. Le contrat est rempli pour sa première étape. Etape 2 : Il  revient avec les vrombissements d'une  forteresse volante et sirène sur scène manipulée à la force des biceps  et délivre les dernières cartouches hard-rock  pour des rappels laissant un public heureux et repus du hard-rock  des australiens. 

Une communion totale entre le groupe et son public, une organisation parfaite, un public aussi énergique que le groupe, une sono et une régie lights à la hauteur de l'évènement  bref une très bonne soirée. Nous dans tout cela ? Et bien nous avons pris une baffe monumentale ! Et on redemande ! 



Bonnes vacances !


samedi 24 juin 2023

Very good trip festival jour 2

 La soirée du vendredi au Very Good Trip Festival à Bellocq s'étant bien passée nous avons remis le couvert pour ce deuxième service "around the world" avec une très belle affiche et un plateau varié qui pouvaient satisfaire tous les goûts. L'équipe du CAC 64 et ses bénévoles ont su proposer une grande diversité dans la pop française, la new new-wave, le rock lourd nordique, le heavy psyché ou encore la furie du rock irlandais. On reconnaît toujours ce soucis qu'a ce festival pour aller briser les diverses chapelles et carcans musicaux. La soirée fût très belle. 

Honneur à l'enchanteur  Olivier Rocabois qui a été une découverte pour certains  et une confirmation pour d'autres en offrant un set incroyable avec des compositions finement construites et un style bien à lui. Le public fut totalement conquis.  un répertoire fait de rock profond de pop magistrale, baroque.La classe insolente de Rocabois est grandiose tout simplement. Un orfèvre... Un grand bravo. 

The Leiser Society est un groupe indi anglais qui est presque un habitué du Béarn. Alors il était normal que le château de Bellocq lui ouvre ses portes. Les britanniques, cette fois en version complète, ont donné un grand concert et délivré un set énormément apprécié par tout le public. Un final grandiose, épique. Tout ce qu'il faut pour commencer une excellente soirée. 


Les Melenas viennent d'Espagne et proposent une nouvelle version d'un rock new-wave, électro  à grands coups de basse et de multiples claviers qui ont enchanté pas mal le public. Un show vraiment vivant, vivace où le groupe a vraiment mis en avant ses compositions de qualité. Reste plus qu'à convaincre une plus grande partie du public.  





Les Big Bird nous viennent de Suède. C'est un combo parfait pour un tel festival et totalement au complet. De bons murs de guitares, du riff rock, des bonnes rythmiques, des passages instrumentaux bien soutenus et mélodiques avec la touche nordique voilà Les Big Bird qui proposent un set bien fourni en compositions et surtout sacrément maîtrisé du début à la fin. Leur mid tempo a beaucoup plu à une grande partie du public. Le groupe offre une fabuleuse série de dernières chansons. Mémorables. 



Voici venir le temps du heavy blues, rock psychédélique avec le groupe américain El Perro emmené de mains de maître par Parker Griggs illustre mentor de Radio Moscow. Heavy blues psychédélique donc rythmiques endiablées et bon gros, longs soli de guitares  rappelant les irruptions d'un Cactus ou d'un Cream d'antan. Et de la guitare il y a en duel, en appui, s'appuyant sur une basse batterie sacrément en place. El Perro assure parfaitement  un long show qui laissera le public pantois et repus de cette onde sonique. 


 

Il manquait à cette soirée un groupe furieux, qui allait déchainer le public du château de Bellocq encore sous perfusion du blues rock étoilé d'El Perro. C'est un groupe irlandais en la personne de Thumper toutes guitares devant qui proposa un rock avec une grosse punkitude et un engagement scénique total. Thumper, en bons irlandais, en quelques minutes a secoué tout le  public en le ralliant totalement à sa cause. Du riff à se tirer les cheveux, des rythmiques à renverser sa bière. Thumper en la personne de son chanteur a montré sa furie, sa communication avec le public allant jusqu'à partager sa guitare avec les spectateurs ou à surfer sur une pancarte posée sur la haie devant la scène. Thumper restera le grand souvenir de cette soirée. Une dernière partie qui nous ramenait aux concerts avant le passage du COVID au Pingouin Alternatif à Arthez de Béarn. Une apothéose furieuse, énergique et sacrément endiablée. 




Un dernier accord des Thumper et le château de Bellocq a pu reposer ses oreilles jusqu'au lendemain où se déroulait la journée Sunday Groovy Sunday avec les Frikky, Dj Moule, The Allergies et des habitués de notre Béarn les italiens d'Aquarama. Le Very Good Trip Festival s'assure une très bonne deuxième édition avec une fréquentation en hausse et un plateau toujours aussi varié et captivant. Bravo à tous les bénévoles et l'équipe du CAC64 qui n'avait rien oublié pas même d'avoir son festival off et de proposer une séance dédicace avec Mishka Assayas de France-Inter et un concert du trublion pop Nicolas Paugam. Un grand bravo. 



samedi 17 juin 2023

Very good trip festival soirée du vendredi


Le 9 Juin le Festival Very Good Trip illuminait le château de Bellocq dans le 64.  Nous y étions de pieds fermes et nous n'avons pas regretté d'avoir pris les billets pour la soirée de Vendredi soir "Brittish do it better" .

D'entrée le power trio MT Jones et sa brillante soul rappelant les grandes années de Détroit nous ont  enflammés. MT Jones a brillamment desservi un excellent set. Vint le tour des Ghost Car, fantastique combo tout féminin aux influences Slits, Nina Hagen et tant d'autres de cette époque du monde d'avant. De l'énergie, de l'engagement autant dans les rythmiques guitares que les textes. Tout y est. Retour au power trio avec The Rills avec qui nous propose une  power pop rock passionnante au début mais qui s'est délitée en tension vers la fin et The Family Rain très engageants au début mais à qui ils manquaient un peu plus de guitares peut-être.  Le dernier concert du soir proposa le grandiose avec l'électro et la pop de Fugyia et Myagi. 

Une fois de plus Le Pingouin Alternatif et son association le CAC 64 ont prouvé que l'on pouvait proposer un plateau de choix avec des groupes émergeants variés intéressants pop, rock. Une soirée fantastique tout simplement dans un cadre merveilleux avec une équipe de bénévoles toujours aussi incroyables. Un grand bravo ! 

MT JONES 


GHOST CAR 




THE RILLS 





The Family Rain 






mercredi 7 juin 2023

Earthless black heaven 2018

En terme de hard-heavy rock  à l'ancienne il y a beaucoup de prétendants mais si vous y ajoutez la donnée psychédélique saupoudré de Krautrock alors vous multipliez les nombres de candidats. Direction les Etats-UnisSan Diego et son désert proche qui  abritent de très bonnes formations comme Earthless, combo qui coche tous les paramètres du groupe quasi parfait en ces termes. 



Le groupe a une bonne production 6 albums studios et 6 autres lives. Il peut tout à fait trôner au beau milieu de vos dinosaures des seventies et sixties bien bruyants de votre discothèque tant ses compositions sont intéressantes et ses albums riches en sensations. Earthless semble tout droit sorti de la boîte de Pandore des 70's. Si la bande à Isaiah Michell(chant et guitare) a en 2022 un majestueux dernier opus "Night parade of one hundred demons" l'année 2018 présente un très bon cru avec "Black heaven"



Le riff sera toujours le riff pour Earthless, rejoint par plein de soli furieux et une rythmique rappelant les bonnes choses du monde d'avant. Avec Black Heaven  l'auditeur est mis au diapason de la musique et du style du groupe. Krautrock, psychédélisme, heavy rock sont mixés parfaitement.  En 6 morceaux  Earthless gravit cette année-là une nouvelle étape avec cet album. Le voyage mélodique et sonore est prenant. A l'heure où l'on annonce la mort du rock, du heavy, du hard-rock d'antan, et une redîte des choses du passé il semblerait que Earthless montre que l'on peut faire avec un style ancien en l'actualisant.  A écouter vite ! 





mercredi 10 mai 2023

BMC, Black Sugar, Les Sales Majestés à la ROute du Son avril 2023

C'était le 22 avril et ce n'était pas un poisson à retardement. Le plateau était alléchant quand même les Sales Majestés venaient fouler la scène de la Route du Son accompagnés des BMC et des Black Sugar. Du punk, encore du punk, toujours du punk comme disait Marcel ! 

Ce soir le public est venu nombreux et cela fait plaisir. Ce sont les BMC(Brutal Mais Cordial) de notre Béarn qui ouvrent ce bal oï et punk de cette soirée en présentant leur nouveau line-up et leur nouveau cd qui vient de sortir. Le groupe est bien en place et propose un rock  bien balancé en riffs, rythmiques et textes qui tiennent bien la route. Le style street punk est toujours là et la nouvelle équipe se lance bravement dans des anciens  morceaux et des plus récents. Le public est très réceptif à cette vivaceaux influences des années 80. Il faut dire que les vieux briscards des BMC connaissent bien la salle de la Route du Son. En tout cas ils offrent un concert bien vivace avec toujours et encore un chanteur qui ne fait pas que chanter mais sait haranguer la foule en lui rappelant l'actualité que nous vivons tous. Du rock oï toujours captivant. 




Black Sugar monte sur scène et c'est un autre style. Tout en restant dans du punk le groupe propose une version plus hard-core et brutale du style enchainant très vite les morceaux joués avec une implacable force presque froide(trop peut-être !?). La machine fait bien son effet. Riffs brutaux, batterie en mode pilonnage, basse qui claque et un bon chant qui braille bien. Tout est réuni pour avoir un bon set du groupe intermédiaire avant que les Sales Majestés montent nous rassasier. 




Les Sales Majestés sont venus en trio ce soir, amputés de leur bassiste. Mais ces adeptes du DIY(Do It Yourself) ne se laissent pas abattre et proposent un show sans basse sans bassiste qui fait plus que tenir la route. Salle comble, chauffée, au bord de l'apoplexye(rires) en communion totale avec un groupe de rock français qui chante en français(Ca existe oui !) l'actualité des classes sociales avec force, conviction et sans concessions. De ce côté là tout est à l'unisson et ce dès le début avec leur morceau Leitmotiv "Camarade". 



La formation en trio rivalise d'ingéniosité et de savoir-faire et propose un concert rock avec son puissant, un jeu de scène parfait. Les Sales Majestés sont sur tous les fronts musicalement. Les intros des morceaux sont fulgurantes, les rythmiques très soutenues, les solos très bien éxécutés, quant au chant et aux choeurs ils se soutiennent l'un à l'autre avec une puissance rare et un engagement total. 



Le groupe malgré son expérience va au charbon en live comme si c'était son premier concert ou son dernier. Là aussi les intermèdes entre les chansons sont très bien meublés par l'actualité et une très bonne présentation des chansons. Musicalement ils ne laissent aucun espace. Ca joue vite, dru, concis en ordre de bataille. Les chansons s'enchaînent, toujours plus fort, plus engagées  les unes que les autres.  Un grand bravo ! 



La Route du Son nous a offert en tout cas à nouveau une soirée avec un rock sacrément typé "In Your Face", moins lisse comme les productions actuelles, gorgé d'actualité c'est peut-être l'une des meilleures dimensions salvatrices pour notre musique préférée. Qui sait ? 




dimanche 23 avril 2023

72 seasons of black and yellow par Metallica

Ce n'est pas parce que le blog se nomme "and justice for all" qu'un article de Metallica est inné. La sortie de 72 Seasons leur dernier opus nous rappelle que l'âge qui avance est un facteur aussi, de remise à plat de la musique, d'un groupe.  Est-ce le cas pour cette dernière livraison tant le groupe a de détracteurs ? Pas assez trash, pas assez extrême, pas assez ceci, pas trop cela. 


Le compteur avance pour les jeunes loups qu'ils étaient ... 12ème album du groupe de la Bay Area de San Fransisco. Il est à noter que c'est le 2ème album sorti sur leur label "Blackened". C'est Greg Fidelman qui s'est occupé de l'enregistrement et de la production. L'album propose 12 plages dont deux("Lux Aeterna" et "Screaming suicide") que le public connaît car le groupe les a publié sur les réseaux et laissaient entrevoir le meilleur.  donc le style "St Anger" ce ne sera pas pour cette fois ouf ! 

Le groupe axe ses lyrics sur les 18 premières années de la jeunesse d'un être humain, l'identité, le vrai le faux de ce que nous devenons. Voilà pour la séance canapé. La pochette est ... jaune et... noire, un lit d'enfant des objets à son pied. 

Depuis le début Metallica évolue, cherche, essaie. Ce que fait d'ailleurs tout artiste. La basse joue un rôle prépondérant depuis très longtemps chez eux. 72 Seasons est donc l'album où Robert Trujillo se place en pilier et mur porteur d'une musique qui se perpétue depuis plusieurs décennies et cela se sent enfin et c'est bien. Il est crédité sur trois morceaux. 

Si le groupe nous avait un peu perdu dans des riffs et des structures de morceaux empiriques dont seuls leurs géniteurs y trouvaient du sens ici il n'en est pas question. Le groupe s'offre et offre des compositions concises, précises.... de la frappe chirurgicale, ciblée où les riffs de Hetfield, la batterie de Ultritch(qui ressemble de plus en plus à celle de Ian Paice de Deep Purple ou de Motorhead) fait mouche. 

Quant à Kirk Hamett il a choisi plus de simplicité dans ses solos pour aérer les chansons. Le trash-métal de Metallica évolue mais il puise aussi dans l'avant proche et l'avant des débuts. 72 Seasons nous rappelle qu'ils sont le groupe de "Enter Sandman", de "Wherever I may roam" , de "Ain't my bitch" mais aussi de "The thing that should not be".

Il  y a donc ici  une continuité dans la modernité sonore et la musique des Four Horsemen et  elle se reconnecte ainsi sur les débuts du groupe et offre ici des titres qui s'en inspirent directement tant par la vitesse que par la profondeur en distillant un heavy-métal pur, dur et sombre comme sur "inamorata" ou encore "Crown of barbed wire", deux titres épiques  évoquant  l'époque Master of Puppets ou encore l'album Ride The Lightning avec succès. 

Et s'il y avait des défauts ? Ah et il y en a un peu quand même.

Si on peut se féliciter d'un retour aux bonnes vieilles formules chez la bande à Ulrich le disque nécessite plusieurs écoutes pour se convaincre vraiment de sa bonification. Reprendre la musique qui a posé les pierres angulaires du trash-métal peut être facile à la soixantaine tout ne suit pas hélas.  Pas de riffs sans sens mais un chant qui peut être répétitif et pas spécialement bien adapté pour la teneur des compositions. 

L'album souffre aussi d'un tracklisting pas toujours de bon escient créant une certaine monotonie et ressemblance entre certains morceaux. Il faudra donc comme sur "Hardwired" ponctionner les chansons, les réécouter avant de les apprécier à leur juste valeur.  


Cette dernière livraison présente une formation qui, malgré l'âge,  sait puiser dans ses propres ressources(biographiques, mentales, psychologiques, musicales) et propose  de nouveaux univers tout en les mariant avec un   savoir-faire incroyable en s'influençant avec leur style des débuts. Metallica aime se torturer on le sait. C'est peut être là qu'il est le meilleur.  Avec 72 seasons Metallica  s'ouvre à nouveau une route. 


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