jeudi 4 janvier 2024

Pretenders Hate for sale

Les Pretenders étaient de retour en juillet 2020 en nous balançant leur "Hate for Sale". Un album rock  qui a eu une assez bonne réception au niveau des critiques. Nous nous sommes penchés sur la galette et force est de constater que Chryssie Hynde et ses compères ont tout rebranché. Le groupe qui a façonné son répertoire en usant ses médiators sur ses Télécasters était  bel et bien de retour. 



Car, c'est quoi les Pretenders ? Du rock anglais fait d'un mix qui mélange les guitares et l'attitude saillantes du punk rock des débuts en Angleterre, un peu de rock new-wave naissante, le tout sacrément bien chanté et joué vous obtenez la mixture Pretenders qui marche depuis le début. Hate for Sale s'égrenne sur la platine nous laissant à vrai dire  un peu dibutatifs sur la chose. Est -ce bien ?  Super bien ? Ou déjà vu ? 

Mais non il est bien ce Hate for Sale Nous mangeons de la musique matin, midi, soir, sur les réseaux, ou dans n'importe quel magasin et notre perception de celle-ci est devenue aussi compliquée qu'avoir un train qui arrive et part à l'heure. Pas de chichis, ni de tralalas nous avons un album rock ici. 



Mixé, produit sur deux studios (RAK Studios, The Bunker) l'album offre à nouveau une large palette du style Pretenders d'antan et maintenant. La nouveauté, l'originalité qu'apporte Chrissie, avec son groupe, ici est sans doute dans sa manière de faire. Mais aussi son travail en duo avec son excellent guitariste James Wallbourne. Aucun groupe ne fait comme les Pretenders, se plante comme les Pretenders et s'en sort comme les Pretenders

Hate for sale

Nous sommes en plein dans le  rock anglais.  Les compositions alternent   des  rythmiques ainsi que des riffs   très soutenus comme le groupe nous a habitué(Hate For Sale, l'acéré "Turf accountant daddy", I didn't know when to stop et l'irrésistible "Junkie Walk), des balancements plus pop( "The Buzz"), du dub("Lightning man"), des balades rappelant le son de "I go to sleep" pour "your can't hurt a fool". Chryssie Hynde a toujours  une grande maîtrise de la rock ballad et l'a toujours éxécutée avec une rare authenticité.  Il faut ajouter un bonus à tout cela : les textes qui sont à nouveau d'une grande qualité, remplis de lucidité et de réalité et nous parle du futur d'un groupe qui jouera jusqu'au bout. 

Turf accountant Daddy  

Junkie Walk

Alors il ne vous plaira peut-être pas de suite mais quoique les choses en ce bas monde sont téllement éphèmères ou pregantes que l'on ne sait jamais.... . Si vous cherchez un groupe qui a de l'expérience qui essaie un peu d'innover dans ses suites d'accords tout en gardant son one way ticket il se pourrait que Hate for Sale soit un album pour vous. 


vendredi 21 juillet 2023

Concert Airbourne à Seignosse au Tube

L'Australie est l'autre pays du Rock et du hard-rock. Ca nous le savons depuis un long moment. C'est un grand groupe australien qui s'est invité à la Salle du Tube à Seignosse dans les Landes : Airbourne. Le gang aussie est venu délivré son énergie hard-rock  incomparable devant un large public. Ce mardi 11 juillet s'il y avait bien un endroit où il fallait être c'était bien là. 



Chose n'est pas commune nous parlerons d'abord de l'organisation qui a été impeccable tout le long de cette soirée en ce qui concerne du lieu, du parking(merci aux voisins d'indiquer où l'on peut se garer), du filtrage du public. La salle est hyper agréable avec de grands bars géré par un personnel disponible, souriant. Le coin du merch est très bien conçu ainsi que les espaces bars fumeurs. 

Nous avons loupé la première partie. En attente d'Airbourne la sono déroule une playlist hard-rock qui fait patienter le public venu en très grand nombre. Ca chante les refrains des "Ride the lightning", de "Wheels of steels". et un "down down" du Quo qui sert de leçon de blues rock aux papas boomers(rires). L'équipe son effectue les derniers réglages côté scène et sono. Tout le monde s'impatiente. L'ambiance est extrêmement bonne, conviviale, avec une pyramide des âges très variée rappelant les concerts d'antan avec pas plus de trois groupes. 



C'est avec un "Are you ready" qu'Airbourne débarque et met de suite les pendules à l'heure. Son hard-rock, avec ses influences rock et blues parfois met tout le monde d'accord. Suit un "Too much too young" à l'unisson avec un public en totale communion et en forte transpiration pour les 20 premiers rangs. A partir de ce moment-là la machine Airbourne met à plat, en ordre de bataille tous les titres de leur best of scénique en dégageant l'énergie qu'on leur connaît. De la fosse jusqu'au fond çà bouge, çà remue, çà danse, çà headbangue. Du hard-rock, du rock quoi ! Avec un son in your face qui vous fait tout oublier et qui mixe parfaitement les groupes australiens des mid 70 aux 80's avec le hard-rock le plus corrosif. 

Aucun temps mort, le public est pilonné de riffs, de gros sons. Scéniquement le groupe délivre un set électrique et époustouflant(temps forts avec une virée dans le public pour Joel O Keeffe, un pot à la santé de Lemmy une virée sur les hauts-parleurs pour le rappel). 



Le monstre Airbourne, après ce déluge , arrête le track-listing. Le contrat est rempli pour sa première étape. Etape 2 : Il  revient avec les vrombissements d'une  forteresse volante et sirène sur scène manipulée à la force des biceps  et délivre les dernières cartouches hard-rock  pour des rappels laissant un public heureux et repus du hard-rock  des australiens. 

Une communion totale entre le groupe et son public, une organisation parfaite, un public aussi énergique que le groupe, une sono et une régie lights à la hauteur de l'évènement  bref une très bonne soirée. Nous dans tout cela ? Et bien nous avons pris une baffe monumentale ! Et on redemande ! 



Bonnes vacances !


samedi 24 juin 2023

Very good trip festival jour 2

 La soirée du vendredi au Very Good Trip Festival à Bellocq s'étant bien passée nous avons remis le couvert pour ce deuxième service "around the world" avec une très belle affiche et un plateau varié qui pouvaient satisfaire tous les goûts. L'équipe du CAC 64 et ses bénévoles ont su proposer une grande diversité dans la pop française, la new new-wave, le rock lourd nordique, le heavy psyché ou encore la furie du rock irlandais. On reconnaît toujours ce soucis qu'a ce festival pour aller briser les diverses chapelles et carcans musicaux. La soirée fût très belle. 

Honneur à l'enchanteur  Olivier Rocabois qui a été une découverte pour certains  et une confirmation pour d'autres en offrant un set incroyable avec des compositions finement construites et un style bien à lui. Le public fut totalement conquis.  un répertoire fait de rock profond de pop magistrale, baroque.La classe insolente de Rocabois est grandiose tout simplement. Un orfèvre... Un grand bravo. 

The Leiser Society est un groupe indi anglais qui est presque un habitué du Béarn. Alors il était normal que le château de Bellocq lui ouvre ses portes. Les britanniques, cette fois en version complète, ont donné un grand concert et délivré un set énormément apprécié par tout le public. Un final grandiose, épique. Tout ce qu'il faut pour commencer une excellente soirée. 


Les Melenas viennent d'Espagne et proposent une nouvelle version d'un rock new-wave, électro  à grands coups de basse et de multiples claviers qui ont enchanté pas mal le public. Un show vraiment vivant, vivace où le groupe a vraiment mis en avant ses compositions de qualité. Reste plus qu'à convaincre une plus grande partie du public.  





Les Big Bird nous viennent de Suède. C'est un combo parfait pour un tel festival et totalement au complet. De bons murs de guitares, du riff rock, des bonnes rythmiques, des passages instrumentaux bien soutenus et mélodiques avec la touche nordique voilà Les Big Bird qui proposent un set bien fourni en compositions et surtout sacrément maîtrisé du début à la fin. Leur mid tempo a beaucoup plu à une grande partie du public. Le groupe offre une fabuleuse série de dernières chansons. Mémorables. 



Voici venir le temps du heavy blues, rock psychédélique avec le groupe américain El Perro emmené de mains de maître par Parker Griggs illustre mentor de Radio Moscow. Heavy blues psychédélique donc rythmiques endiablées et bon gros, longs soli de guitares  rappelant les irruptions d'un Cactus ou d'un Cream d'antan. Et de la guitare il y a en duel, en appui, s'appuyant sur une basse batterie sacrément en place. El Perro assure parfaitement  un long show qui laissera le public pantois et repus de cette onde sonique. 


 

Il manquait à cette soirée un groupe furieux, qui allait déchainer le public du château de Bellocq encore sous perfusion du blues rock étoilé d'El Perro. C'est un groupe irlandais en la personne de Thumper toutes guitares devant qui proposa un rock avec une grosse punkitude et un engagement scénique total. Thumper, en bons irlandais, en quelques minutes a secoué tout le  public en le ralliant totalement à sa cause. Du riff à se tirer les cheveux, des rythmiques à renverser sa bière. Thumper en la personne de son chanteur a montré sa furie, sa communication avec le public allant jusqu'à partager sa guitare avec les spectateurs ou à surfer sur une pancarte posée sur la haie devant la scène. Thumper restera le grand souvenir de cette soirée. Une dernière partie qui nous ramenait aux concerts avant le passage du COVID au Pingouin Alternatif à Arthez de Béarn. Une apothéose furieuse, énergique et sacrément endiablée. 




Un dernier accord des Thumper et le château de Bellocq a pu reposer ses oreilles jusqu'au lendemain où se déroulait la journée Sunday Groovy Sunday avec les Frikky, Dj Moule, The Allergies et des habitués de notre Béarn les italiens d'Aquarama. Le Very Good Trip Festival s'assure une très bonne deuxième édition avec une fréquentation en hausse et un plateau toujours aussi varié et captivant. Bravo à tous les bénévoles et l'équipe du CAC64 qui n'avait rien oublié pas même d'avoir son festival off et de proposer une séance dédicace avec Mishka Assayas de France-Inter et un concert du trublion pop Nicolas Paugam. Un grand bravo. 



samedi 17 juin 2023

Very good trip festival soirée du vendredi


Le 9 Juin le Festival Very Good Trip illuminait le château de Bellocq dans le 64.  Nous y étions de pieds fermes et nous n'avons pas regretté d'avoir pris les billets pour la soirée de Vendredi soir "Brittish do it better" .

D'entrée le power trio MT Jones et sa brillante soul rappelant les grandes années de Détroit nous ont  enflammés. MT Jones a brillamment desservi un excellent set. Vint le tour des Ghost Car, fantastique combo tout féminin aux influences Slits, Nina Hagen et tant d'autres de cette époque du monde d'avant. De l'énergie, de l'engagement autant dans les rythmiques guitares que les textes. Tout y est. Retour au power trio avec The Rills avec qui nous propose une  power pop rock passionnante au début mais qui s'est délitée en tension vers la fin et The Family Rain très engageants au début mais à qui ils manquaient un peu plus de guitares peut-être.  Le dernier concert du soir proposa le grandiose avec l'électro et la pop de Fugyia et Myagi. 

Une fois de plus Le Pingouin Alternatif et son association le CAC 64 ont prouvé que l'on pouvait proposer un plateau de choix avec des groupes émergeants variés intéressants pop, rock. Une soirée fantastique tout simplement dans un cadre merveilleux avec une équipe de bénévoles toujours aussi incroyables. Un grand bravo ! 

MT JONES 


GHOST CAR 




THE RILLS 





The Family Rain 






mercredi 7 juin 2023

Earthless black heaven 2018

En terme de hard-heavy rock  à l'ancienne il y a beaucoup de prétendants mais si vous y ajoutez la donnée psychédélique saupoudré de Krautrock alors vous multipliez les nombres de candidats. Direction les Etats-UnisSan Diego et son désert proche qui  abritent de très bonnes formations comme Earthless, combo qui coche tous les paramètres du groupe quasi parfait en ces termes. 



Le groupe a une bonne production 6 albums studios et 6 autres lives. Il peut tout à fait trôner au beau milieu de vos dinosaures des seventies et sixties bien bruyants de votre discothèque tant ses compositions sont intéressantes et ses albums riches en sensations. Earthless semble tout droit sorti de la boîte de Pandore des 70's. Si la bande à Isaiah Michell(chant et guitare) a en 2022 un majestueux dernier opus "Night parade of one hundred demons" l'année 2018 présente un très bon cru avec "Black heaven"



Le riff sera toujours le riff pour Earthless, rejoint par plein de soli furieux et une rythmique rappelant les bonnes choses du monde d'avant. Avec Black Heaven  l'auditeur est mis au diapason de la musique et du style du groupe. Krautrock, psychédélisme, heavy rock sont mixés parfaitement.  En 6 morceaux  Earthless gravit cette année-là une nouvelle étape avec cet album. Le voyage mélodique et sonore est prenant. A l'heure où l'on annonce la mort du rock, du heavy, du hard-rock d'antan, et une redîte des choses du passé il semblerait que Earthless montre que l'on peut faire avec un style ancien en l'actualisant.  A écouter vite ! 





mercredi 10 mai 2023

BMC, Black Sugar, Les Sales Majestés à la ROute du Son avril 2023

C'était le 22 avril et ce n'était pas un poisson à retardement. Le plateau était alléchant quand même les Sales Majestés venaient fouler la scène de la Route du Son accompagnés des BMC et des Black Sugar. Du punk, encore du punk, toujours du punk comme disait Marcel ! 

Ce soir le public est venu nombreux et cela fait plaisir. Ce sont les BMC(Brutal Mais Cordial) de notre Béarn qui ouvrent ce bal oï et punk de cette soirée en présentant leur nouveau line-up et leur nouveau cd qui vient de sortir. Le groupe est bien en place et propose un rock  bien balancé en riffs, rythmiques et textes qui tiennent bien la route. Le style street punk est toujours là et la nouvelle équipe se lance bravement dans des anciens  morceaux et des plus récents. Le public est très réceptif à cette vivaceaux influences des années 80. Il faut dire que les vieux briscards des BMC connaissent bien la salle de la Route du Son. En tout cas ils offrent un concert bien vivace avec toujours et encore un chanteur qui ne fait pas que chanter mais sait haranguer la foule en lui rappelant l'actualité que nous vivons tous. Du rock oï toujours captivant. 




Black Sugar monte sur scène et c'est un autre style. Tout en restant dans du punk le groupe propose une version plus hard-core et brutale du style enchainant très vite les morceaux joués avec une implacable force presque froide(trop peut-être !?). La machine fait bien son effet. Riffs brutaux, batterie en mode pilonnage, basse qui claque et un bon chant qui braille bien. Tout est réuni pour avoir un bon set du groupe intermédiaire avant que les Sales Majestés montent nous rassasier. 




Les Sales Majestés sont venus en trio ce soir, amputés de leur bassiste. Mais ces adeptes du DIY(Do It Yourself) ne se laissent pas abattre et proposent un show sans basse sans bassiste qui fait plus que tenir la route. Salle comble, chauffée, au bord de l'apoplexye(rires) en communion totale avec un groupe de rock français qui chante en français(Ca existe oui !) l'actualité des classes sociales avec force, conviction et sans concessions. De ce côté là tout est à l'unisson et ce dès le début avec leur morceau Leitmotiv "Camarade". 



La formation en trio rivalise d'ingéniosité et de savoir-faire et propose un concert rock avec son puissant, un jeu de scène parfait. Les Sales Majestés sont sur tous les fronts musicalement. Les intros des morceaux sont fulgurantes, les rythmiques très soutenues, les solos très bien éxécutés, quant au chant et aux choeurs ils se soutiennent l'un à l'autre avec une puissance rare et un engagement total. 



Le groupe malgré son expérience va au charbon en live comme si c'était son premier concert ou son dernier. Là aussi les intermèdes entre les chansons sont très bien meublés par l'actualité et une très bonne présentation des chansons. Musicalement ils ne laissent aucun espace. Ca joue vite, dru, concis en ordre de bataille. Les chansons s'enchaînent, toujours plus fort, plus engagées  les unes que les autres.  Un grand bravo ! 



La Route du Son nous a offert en tout cas à nouveau une soirée avec un rock sacrément typé "In Your Face", moins lisse comme les productions actuelles, gorgé d'actualité c'est peut-être l'une des meilleures dimensions salvatrices pour notre musique préférée. Qui sait ? 




dimanche 23 avril 2023

72 seasons of black and yellow par Metallica

Ce n'est pas parce que le blog se nomme "and justice for all" qu'un article de Metallica est inné. La sortie de 72 Seasons leur dernier opus nous rappelle que l'âge qui avance est un facteur aussi, de remise à plat de la musique, d'un groupe.  Est-ce le cas pour cette dernière livraison tant le groupe a de détracteurs ? Pas assez trash, pas assez extrême, pas assez ceci, pas trop cela. 


Le compteur avance pour les jeunes loups qu'ils étaient ... 12ème album du groupe de la Bay Area de San Fransisco. Il est à noter que c'est le 2ème album sorti sur leur label "Blackened". C'est Greg Fidelman qui s'est occupé de l'enregistrement et de la production. L'album propose 12 plages dont deux("Lux Aeterna" et "Screaming suicide") que le public connaît car le groupe les a publié sur les réseaux et laissaient entrevoir le meilleur.  donc le style "St Anger" ce ne sera pas pour cette fois ouf ! 

Le groupe axe ses lyrics sur les 18 premières années de la jeunesse d'un être humain, l'identité, le vrai le faux de ce que nous devenons. Voilà pour la séance canapé. La pochette est ... jaune et... noire, un lit d'enfant des objets à son pied. 

Depuis le début Metallica évolue, cherche, essaie. Ce que fait d'ailleurs tout artiste. La basse joue un rôle prépondérant depuis très longtemps chez eux. 72 Seasons est donc l'album où Robert Trujillo se place en pilier et mur porteur d'une musique qui se perpétue depuis plusieurs décennies et cela se sent enfin et c'est bien. Il est crédité sur trois morceaux. 

Si le groupe nous avait un peu perdu dans des riffs et des structures de morceaux empiriques dont seuls leurs géniteurs y trouvaient du sens ici il n'en est pas question. Le groupe s'offre et offre des compositions concises, précises.... de la frappe chirurgicale, ciblée où les riffs de Hetfield, la batterie de Ultritch(qui ressemble de plus en plus à celle de Ian Paice de Deep Purple ou de Motorhead) fait mouche. 

Quant à Kirk Hamett il a choisi plus de simplicité dans ses solos pour aérer les chansons. Le trash-métal de Metallica évolue mais il puise aussi dans l'avant proche et l'avant des débuts. 72 Seasons nous rappelle qu'ils sont le groupe de "Enter Sandman", de "Wherever I may roam" , de "Ain't my bitch" mais aussi de "The thing that should not be".

Il  y a donc ici  une continuité dans la modernité sonore et la musique des Four Horsemen et  elle se reconnecte ainsi sur les débuts du groupe et offre ici des titres qui s'en inspirent directement tant par la vitesse que par la profondeur en distillant un heavy-métal pur, dur et sombre comme sur "inamorata" ou encore "Crown of barbed wire", deux titres épiques  évoquant  l'époque Master of Puppets ou encore l'album Ride The Lightning avec succès. 

Et s'il y avait des défauts ? Ah et il y en a un peu quand même.

Si on peut se féliciter d'un retour aux bonnes vieilles formules chez la bande à Ulrich le disque nécessite plusieurs écoutes pour se convaincre vraiment de sa bonification. Reprendre la musique qui a posé les pierres angulaires du trash-métal peut être facile à la soixantaine tout ne suit pas hélas.  Pas de riffs sans sens mais un chant qui peut être répétitif et pas spécialement bien adapté pour la teneur des compositions. 

L'album souffre aussi d'un tracklisting pas toujours de bon escient créant une certaine monotonie et ressemblance entre certains morceaux. Il faudra donc comme sur "Hardwired" ponctionner les chansons, les réécouter avant de les apprécier à leur juste valeur.  


Cette dernière livraison présente une formation qui, malgré l'âge,  sait puiser dans ses propres ressources(biographiques, mentales, psychologiques, musicales) et propose  de nouveaux univers tout en les mariant avec un   savoir-faire incroyable en s'influençant avec leur style des débuts. Metallica aime se torturer on le sait. C'est peut être là qu'il est le meilleur.  Avec 72 seasons Metallica  s'ouvre à nouveau une route. 


vendredi 14 avril 2023

Dirty sound magnet au Pingouin Alternatif

 


S'il y a bien un lieu où il fallait être ce Jeudi soir c'était au Pingouin Alternatif à Arthez de Béarn tant le concert fut une claque monumentale dans le domaine d'un rock sacrément riffé, teinté d'un psychédélisme hauts en couleurs et des influences progressives très bien insérées   Mais hier soir ce n'est pas la France qui est à Arthez mais la Suisse. 

DIRTY SOUND MAGNET a bien voyagé avant Arthez de Béarn, plusieurs albums au compteur, des scènes et toujours une envie de conquérir du public qui se sent à leur contact. La soirée s'annonce sous les meilleurs auspices. Dès le début le power trio plante le décor et fait parler les Gibson(plus tard viendra la Télécaster), les rythmiques de basse concises(grand bravo à ce Monsieur de la 4 cordes) et une batterie marteau pilon, technique. Le groupe distille   4 ou 5 morceaux en mid-tempo qui mettent le public d'accord et en totale osmose. 



Les choses sérieuses commencent après. La prestation scénique est parfaite. Tout y est. Mouvement, jeu de scène, look, discours.  Et le répertoire monte en puissance. Du rock lourd, riffé, psychédélique, arrosé de blues, bien trempé.  On le sait ce soir sera la nuit de la comète. Le trio concentre dans sa musique toutes les années 70's et les grands groupes dont il s'influence. Classic rock, old hard-rock, psychédélisme, blues tout y passe comme si on effectuait un bon en arrière dans le temps mais avec cette ingéniosité de ne pas jouer la nostalgie mais une modernité très bien maîtrisée. Et sans oublier ce qui manque et fait défaut à beaucoup d'autres : le riff. 



Mélangeant les types de morceaux(tantôt breakés, à multiples structures et tantôt tubesques et très rock'n roll), le groupe joue à plein régime, une machine lancée qu'on ne peut arrêter.  Les soli sont de véritables upercut(autant à la guitare qu'à la basse), les montées/descentes n'arrêtent pas. La basse batterie nous a littéralement scotché sur tous les morceaux. Bravo à tous les musiciens pour l'utilisation de leurs effets à très bon escient.  Bref on ne passe pas un bon moment mais un excellent. On se regarde tous plus ou moins  bouche bée comme des ados dans nos jeunes années. 



Moment de reprise, le power-trio en jouera qu'une seule ou plutôt en interprètera une seule issue d'un vieux blues primaire du Mississipi écrit par Blind Willy Johnson en 1927 et, une fois repris par un très grand groupe avec beaucoup de Présence(rires) En tout cas DIRTY SOUND MAGNET s'en sort haut la main en proposant une version alliant sa modernité sonore avec ces accords diaboliques et qui aurait certainement plu à Mr Jack White. Le résultat est blufffant, exaltant, époustouflant. Suivront deux morceaux bien rock'n roll pour suer encore dans la fosse. Le groupe  envoie un dernier morceau progressif qui fait voyager un public acquis à sa cause  il faut le dire, dès le début du concert. Terminus.



Remerciements aux amis landais qui se déplacent toujours et qu'on ne blâmera pas de repartir vite à cause de la route. Un concert ici ne se finit jamais au dernier accord. La deuxième partie du concert se fait toujours au comptoir, sur le zinc. Un temps de causerie, de partage, d'échange culturel, de confrontations de styles et avec toujours un grand respect. A gauche on parle hard-rock, heavy du bon vieux temps d'Helloween, des 90's, à droite on déblatère cinéma. C'est comme cela que ca se passe au Pingouin. 






 



jeudi 13 avril 2023

James Brown par Frédéric Salsedo

La bd c'est rock ! Mais c'est aussi Jazz, Blues et j'en passe,  bref tous les styles et les biographies d'artistes sont les héros d'ouvrages très sympathiques et enrichissants. Vous vouliez tout savoir sur James Brown, le lire en bd, le lire en prose et l'écouter ? Et bien c'est fait. Les Editions Nocturne  présentent un bel ouvrage simple, clair sur la vie de Mr Dynamite. L'ouvrage s'accompagne d'une jolie manière avec les  dessins de Frédéric Salsedo. Ici pas d'analyse profonde, ni de références complexes tout est dit en plus de 34 pages sur Mr Brown, sa vie  et son immense influence sur beaucoup de styles de musiques. 

Dessins Frédéric Salsedo


En trois parties :

La première partie de l'ouvrage laisse une large place aux planches de Frédéric Salsedo. Le trait est magnifique, dynamique, vivant rappelant les caricatures de la soul et des musiques noires d'antan. Les textes sont très bien réalisés et rendent cette première partie très intéressante et pleine de connaissances car au final on ne sait pas grand chose sur Mr Feelgood. Tout y est : Du bordel de sa tante, à son activité d'entraîneur pour les "filles" de sa tutrice, de ses emplois dans les champs de coton au poste de plongeur, de l'apprentissage de la musique jusqu'à la prison et sa blessure à la jambe qui empêcha le base-ball dans sa vie, de sa libération au groupe les Starlighters, de son travail chez Lawson's Motor Company jusqu'aux Flames. Tout y est. 

Dessins Frédéric Salsedo


La deuxième partie est plus courte. Elle reprend toute la biographie du monsieur mais sans les dessins cette fois-ci. Les passages clés de la vie de James Brown sont ainsi plus approfondis (adolescence, les Starlighters, période The Flames, enregistrement de "please please " , "Papa got a new brand", le Funk, carrière solo, etc...) . 

La troisième partie ne s'écrit pas, ni ne se lit. Elle s'écoute. La belle idée des Editions Nocturne est d'avoir livré cette bd avec deux cds live et pas des moindres : L'un enregistré au Studio 54 à New-York en 1980 et l'autre en 1984 à Chastain Park à Atlanta. 

Les deux cds vous laisseront de marbre. James Brown y est  au sommet de son art avec le funk, la soul distillés d'une puissance incomparable. Bref un sacré ouvrage à lire, à écouter pour enrichir son patrimoine musical à 0 frais(l'inscription dans une médiathèque est gratuit). Oui on sait il n'est pas à vous vraiment. C'est vrai. La musique sur Deezer ou Spotify non plus. 




mardi 28 février 2023

Mick Jagger wandering spirit 1993



En ouvrant le tiroir à k7, je me suis reparti en 1993 époque où le Jagger avait terminé la tournée des Stones "Steel Wheels/Urban Jungle". C'était le monde d'avant et c'était vraiment un autre monde(sans plagier nos Stones français) puisque Jagger, tout torse bombé, avait eu la saugrenue idée de sortir son album solo. J'ai donc remis la k7 dans ma platine et j'ai laissé filé la bande de ce "Wandering Spirit".




Débuté en 1991, la pré-production de cette galette  s'est faîte tout d'abord sur Los Angeles puis l'enregistrement s'est quant à lui cantonné à Paris et Londres sous la houlette du mentor Rick Rubin que Jagger avait choisi pour travailler et aussi pas mal selon les sources pour se disputer. Jagger sait toujours réunir du beau monde et en 1993 il a le vent en poupe pour l'affaire : Lenny Kravitz(celui qui a beaucoup piqué à Led Zeppelin qui ont même piqué aux autres aussi aussi oui on sait), Flea (qui joue sur trois morceaux et sur quatre cordes super bien ) et plein d'autres invités(requins de studios) que Jagger a su convaincre pour donner naissance à un album sacrément rock et au goût de la décennie des 90's




Chanter dans son groupe Jagger sait faire mais seul , en single, en solo ? Dès la première écoute on se rend vite compte que le monsieur maîtrise le sujet de bout en bout proposant un album de rock oui de rock comme on savait les faire dans les 90's c'est à dire calé avec la décennie, bien produit(Merci Rick Rubin), bourré de riffs, et de bons gros sons et sans une tonne de réverb(ca c'est pour mes amis de la pop sourires). Même si la chose date on retrouve le Jag qui met tous les styles qu'il aime dans la marmite pour arriver une grande homogénéité de la chose. 




Bien-sûr que la chose nous brûle les lèvres voyons  et nous allons y aller à la fameuse question bien-sûr que oui : "Et si "Wandering Spirit était l'album des Stones qui manque aux Stones de 1993 ?" . La réponse n'est sûrement pas chez les fans die-hard de la période Jones, ni chez ceux qui les aiment en uniquement en mono. Mais au final c'est une très agréable k7 audio qui trouvera sa place dans votre platine et votre discothèque. Jagger en 93 était très en forme et s'offrait une grosse respiration sur cet album aux styles, invités et morceaux très ouverts. Et comme il aime à le dire "It's only rock'n roll ! and I like it !". 



lundi 13 février 2023

Tramhaus Rotterdam album


De la Hollande ou les Pays-Bas on ne retient que leurs moulins, leurs polders, leurs vélos, Amserdam et son port, son esprit. Beaucoup de gosses de mon vieil âge se rappellent de la Hollande pour cette finale de 1978 dans une Argentine fascisée. Côté rock les Pays Bas se défendent très bien et assurent un bon creusot de sacrées formations. Nous avons découverts Tramhaus, formation batave qui pourrait prendre une bonne place dans la grande symphonie post-punk que nous dessert le rock depuis plusieurs décennies. 

le combo arrive avec son ton iconoclaste qu'on lui connaît pour prendre sa place au sein de la grande famille post-punkée européenne. On compte dans leurs influences le grand Nick Cave mais aussi  des groupes comme Personnal Trainer(Pays-Bas) ou autres Country Teaser. Voilà pour le décor !



Il n'existait pas beaucoup de documents sonores pour Tramhaus. Tellement rien que le groupe tournait sur les planches des plus grands festivals alors qu'ils n'avaient aucun enregistrement ni support physique à proposer ! En cherchant sur le Toube(comme dit ma tante) un petit trésor post-punkien existe avec  les excellentes Roodkapje Sessions Tape(5 titres disponibles sur Utube) où figure l'excellent "I don't sweat" et d'autres titres croustillants. 18 minutes à écouter de toute urgence. 






Mais mieux que tout cela, le groupe amène sur un plateau  un vrai premier album baptisé "Rotterdam"(comme la ville dont ils proviennent) sorti chez Subroutine Records leur label, Même si le tempo est un peu plus modéré la batterie des bataves est toujours  marteau pilon, la  basse n'envie rien à ses ainés(compression toujours à fond), les guitares sont punkoïdes à souhait, ainsi que les rythmiques organiques, et un chant caractéristique du style (avec coupe mulet en prime). 



Le single "Make it Happen" est une belle réussite. Tout y est ! Les planètes sont alignées pour Tramhaus et leur "Rotterdam". Il ne vous reste plus qu'à courir l'acheter et gigoter dans votre salon ou mieux... les voir en France et en Belgique où ils assurent leurs dates. Un groupe à retenir. 




Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...