mardi 12 juillet 2022

AC/DC maxi kangourous - cache cache en face b

AC/DC ? Ici ? Nous on ne rêve pas. Nous avons ouvert les placards et trouvé quelques pépites. Passées au carbone 14 verdict : 1981 ! Ah mais oui 1981 c'est la tournée "For those about to rock" qui a suivi l'énorme succès de Back in Black. Les australiens sortent cet immense album. On pourra longtemps débattre sur la tessiture de voix de ce cher Brian mais voilà il est là et fait le boulot. C'est un autre groupe avec une musique moins proche, moins collée au blues telle qu'on a la connue sous l'ère Bon Scott et plus une machine de guerre hard-rock tout simplement. Ca n'empêche que l'album reste un bloc compact d'un style  brut et sacrément puissant. C'est le dernier de l'ère production John Mutt Lange qui avait produit "Highway to hell" et "Back in Black". 

Ce maxi au son plus fort que le simple 45 tours(principe du Maxi 45 tours) offre une belle pochette live, 4 lettres de feu. "Let's get it up" a été le titre phare, le tube avec la chanson éponyme de l'album. Je me rappelle de l'émission "Platine 45" avec Jacky où le clip était monnaie courante. Bref voilà pour la face A sans de grosses surprises et hyper agréable à re-écouter. 



C'est la face B qui est fortement intéressante. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque où le groupe n'avait sorti aucun live officiel avec la nouvelle formation. Rappelez vous cette époque où le tube n'existait pas ! Le fan n'avait rien à se mettre sous les dents. Alors quand une telle face B se présente avec un "Tnt" tonitruant, puissant et un rugissant "Back in black" on saute sur l'occasion ! Pas indispensable, ni obligatoire mais un beau collector qui devrait être une belle pièce à placer avec les albums de l'époque ou les 45 tours du groupe que vous avez collectionné depuis un moment ! 







lundi 11 juillet 2022

La danse du Roi Lizard par King Gizzard and the Lizard Wizard



Pratiquer le rock psychédélique, le rock'n roll, le garage-rock, le heavy-métal, le jazz, le folk, jusqu'à la surf music c'est pas mal pour un groupe. Est-ce énorme ? Pas trop pour Stu Mackenzie et son groupe King Gizzard and the lizard Wizard qui affichent au compteur des chiffres astronomiques en terme de discographie : 20 albums au compteur depuis 2010 et pas des moindres dans la mouvance actuelle. Chez King Gizzard tout est en fait pousser à son paroxysme jusqu'aux prestations live totalement époustouflantes. Car s'il y a un groupe à voir en live c'est bien le roi lizard. Ceci dit il faut repartir en amont pour s'imprégner de la musique du groupe. Nous allons ici nous intéresser à la genèse.... 

Il faut remonter pour cela à 2010 à l'époque où le groupe n'est qu'une bande de joyeux lurons qui pratiquent la jam à outrance. De live en live le groupe se met à poser sa musique sous forme de EP's dont certains ne sont absolument plus trouvables et ce, même en digital. Erreur fatale ou construction très élaborée d'un mythe ? 

Toujours est-il que le groupe remet la table avec un deuxième Ep "Willoughby Beach EP" chez Schock Records. L'album déjà évoque la musique que va pratiquer le groupe : un garage rock brut, claquant, transportant son lot d'images hallucinantes et hypnotiques. Mais déjà les riffs, les mélodies font le travail de mémoire dans les têtes de leurs fans qui grossissent de plus en plus grâce à des prestations lives de plus en plus folles. 

L'Ep se révèle une présentation parfaite d'un rock garage aux multiples chapelles avec en enveloppe un effet reverb hautement injecté. L'anti-chambre d'un vrai album est bel et bien prête. En 2012 le groupe rejoindra ses pénates pour réaliser le premier opus d'une très longue discographie. En attendant que l'on revienne un jour ou l'autre sur le premier réel album du groupe  ce deuxième  Ep est vraiment à découvrir, ou à redécouvrir tant les morceaux révèlent une certaine excellence créatrice et sont preuve que, depuis son émergence, le rock garage matiné de psychédélisme et d'une douce folie artistique a de beaux jours et de belles années devant lui. 










jeudi 7 juillet 2022

Soleil Noir en Californie avec les filles de L.A Witch et leur album "play with fire"



La Californie n'est pas seulement le berceau d'un rock power-flower . Même si  Ramones, Beach Boys ont vaillamment et, à tempo soutenu scandé son soleil, cet état brûlant des Etats-Unis a vu naître en son sein un groupe de rock sacrément lourd dans le domaine du garage depuis une bonne décennie. . Direction Los Angeles, année 2011. Bienvenue dans le royaume de L.A Witch. 

Une dizaine de singles et deux albums dans les poches il est lointain le temps où elles s'appelaient encore L.a Natives. Le nom a changé mais la musique reste la même. Chez ses filles les influences sont assez atypiques ce qui rend leur musique totalement particulière dans le genre. Nombres de leurs compositions reflètent les harmonies, les rythmes et l'esprit du Gun Club jusqu'au grand Black Sabbath(les gimmicks guitare sur "fire starter"). Entre ces deux pôles vous retrouverez les ambiances de Brand X, le groupe punk X ou encore Brian Jonestown Massacre. Le tout est embryonné d'une surf réverb servant de liant à cette mixture visqueuse garage qui marche très bien. 



Auréolées d'un très bon album éponyme en 2017, Sade Sanchez(Guitares et vocaux) et ses copines nous ont offert un très bon album "Play With Fire" qui définit autre chose de l'univers des L.A Witch. L'album oscille entre divers styles très variés mais s'étire sur leur fameux style garage lourd, incisif, sombre à souhait et bien gluand. On retrouve les années psyché-folk qu'elles pratiquaient à leurs débuts mais aussi les brûlots heavy qu'elles savent si bien composer. On pensait les sorcières basées à Salem. A vrai dire elles sont un peu partout. Elles nous ensorcellent. Apparemment elles ont fait une halte à Los Angeles, sont reparties en tournée. On appelle cela le rock'n roll. Achetez-le ! Ecoutez-le ! Le feu c'est bon ! 












mardi 5 juillet 2022

Ex fan des sixties ? Retour avec Lord Sutch and his heavy friends



Le rock et toutes ses chapelles ont drainé avec le genre sa mise en scène, sa théâtralisation. Certains s'y sont essayés avec plus ou moins de succès d'autres avec brio et d'autres s'en sont servis comme un moyen d'expression. Retour dans les 60's dans un Swinging London où naissait le British Boom Blues et où être rock'n roll n'était pas un vain mot. Voici l'histoire du plus déjanté so british man Londonien  Mr Lord Sutch de son vrai nom David Edward Sutch qui avait de fameux "heavy friends" ! 

Lord Sutch propose avec une base musicale rock'n roll propose la mise en scène de sa musique dans l'horror show bien avant Alice Cooper. et tant d'autres. Il s'inspire du grand Screamin Jay Hawkins. C'est avec les Savages qu'il réalise ses premiers pas où un certain Ritchie Blackmore officie au côté d'un Noël Redding ou encore d'un Nick Simper(futur Deep Purple). Il enregistre le fameux simple "Jack The Ripper" qui est une réussite. Certaines éminences grises de l'histoire du rock le considèrent comme l'ancêtre du psychobilly. 




Parallèlement à cette vie déjantée il mène une carrière politique. Il créé son premier  parti de la jeunesse et se présente aux élections au milieu des 60' s comme à ses concerts en parfait trublion. Et il réitèrera l'expérience tout au long de sa vie  notamment avec l'Official Monster Raving Loony Party sous Margaret Thatcher. Il obtient des voix, finance sa carrière avec ses concerts. Clown à la ville il cache une maniaco-dépression et se pend en 1999. 


Il laisse bien-sûr une quantité d'albums, de compilations, de live et son fameux "with his heavy Friends" sorti en 1970(il a été réédité) où figurent des noms illustres comme Jimmy Page, Jeff Beck, John Bonham, Nicky Hopkins et Noël Redding. Malgré que le disque fut élu comme le pire disque anglais plus tard en 1998 il n'en reste pas moins que celui-ci a été beaucoup écouté par moultes guitaristes pour y découvrir les rythmiques  et la musique d'un pré-Zeppelin et un certain univers musical londonien de l'époque. Lord Sutch réussit ici un vrai tour de passe-passe en offrant des bonnes chansons de rock'n roll et malgré des artistes très différents une certaine cohésion musicale. Sans être un essentiel, ni indispensable l'album reste une incroyable curiosité à redécouvrir.  





lundi 4 juillet 2022

Killing Volts - Symptomatic Dilemma la Suisse, son chocolat et son rock up to the limit !



Il faut toujours regarder les anciens numéros des magazines ils cachent souvent de bonnes formations avec de très bons albums C'est le cas des genevois de Killing Volts qui officient depuis 2016 et  proposent un premier album nommé "Symptomatic Dilemma" bourré de puissance, de mélodies, de riffs bref du rock ! Et bien-sûr vous l'avez deviné on vous conseille d'aller l'écouter et l'acheter tant le résultat est très bon. 

Le quatuor s'influence de beaucoup de choses : du punk pas mal, du grunge dans ce qu'il a de puissant et aussi du métal. Le quatuor réussit en tout cas un savant mélange des trois styles et le compacte dans un travail de mixage très réussi(bravo à l'équipe son). La voix de Tania s'insère très bien dans les rythmiques rappelant les riches heures du mélange grunge/métal qui a très bien fonctionné il y a quelques décennies. Mais la nostalgie on le sait est une mauvaise camarade et ici le groupe offre le bonus son qui fait la différence avec ses rythmiques fuzzées savamment dosées contre balançant des solos que tout groupe de métal jalouserait. 



D'entrée "Love sailed" ou "Mr Trouble" annoncent à quelle sauce va être dévoré l'auditeur. Le groupe alterne intelligemment les intros. Elles sont soit arpégées, soit vocales et sombres, enchanteresses ou encore avec des gimmicks de batterie dynamiques plaçant les morceaux dans des styles variés et dynamiques "Rattlesnakes". Un groupe sacrément bon et un excellent album rock  qui égaiera vos soirées entre amis du headbang. Une totale réussite. 





vendredi 1 juillet 2022

San-Francisco sa plage, ses avenues et John Dwyer et Thee Oh Sees



2022 les artistes connaissent un nombre croissant et la production des fichiers musicaux est exponentielle. Ecologiquement ce n'est pas une très bonne nouvelle mais artistiquement il existe des émergeants. Et il semblerait que ceux-ci ont attrapé la productionite aigüe. 

C'estle cas de John Dwyer, grand guitariste de la scène de San-Fransisco pour qui tout a commencé avec son premier groupe OCS proposant un mélange de Freak folk, de rock psychédélique et de garage ultra rapide. Déjà le monsieur aligne sur ce projet 5 albums de 2003 à 2017. Mais John Dwyer étant un hyper actif de la multi instrumentation il va très vite dès 2006 oeuvrer à son grand projet de carrière " oh sees" qui se transformera en "Thee Oh Sees" en 2007 puis en 2020 deviendra "Osees" . Voilà ! Vous suivez jusque-là ? 



La production est pharaonique : 18 albums. Bref le monsieur sait réunir ses amis et travailler jusqu'à l'aboutissement de la chose. Le projet s'il était vissé à des rythmes rapides du néo-rock pyschédélique, du garage voit l'inclusion plus posée du rock progressif dans sa musique plus récemment. Nous sommes devant un homme hors-normes et un projet du même acabit. En live le groupe se révèle le clou du spectacle de tout festival apportant sur un plateau une folle énergie, des guitares beuglantes, des rythmiques sur vitaminées et des ambiances à tout rompre. 

Les albums studios de John Dwyer sont de véritables voyages intersidéraux, cérébraux, quasi-mystiques de part cette avalanche perpétuelle de chansons garage où tout peut basculer au dernier moment. Acheter un album de Thee Oh Sees serait presque un acte citoyen, politique où le démarquage face à la masse en est le principal slogan. Mélangeons, mélangez c'est ce qu'aura réussi John Dwyer sur tous ses albums amenant un mix entre nappes de reverb poussées à l'extrême, du rock psychédélique arquebouté, riffs et rythmiques endiablées du genre, chant haché et une culture du garage sans cesse renouvelée. 

Floating Coffin est un album de 2013 assez représentatif du style évolué de John Dawyer où son mix garage/rock psyché/ rock opère avec merveille.  Entre rythmiques rapides ou parfois très heavy, mélodies bien tordues, ambiances progressives nerveuses, nappes de reverb et écho bien dosés Dwyer dessine à nouveau son art.  Comme il sait le faire pour relever les compositions et donner ce claquant artistique dont il a le secret l'album devient vite un disque phare. L'artiste aligne ici de très bonnes chansons qui trouvent toute leur place sur cet album rock  compact. Floating Coffin se révèle ainsi être(même s'il n'en a pas besoin) une parfaite carte visite, best of d'un genre dont son géniteur sait l'étirer, le malaxer et le produire si bien. Une totale réussite. 









mercredi 29 juin 2022

New York Dolls Lipstick Killers le rose bonbon glam proto-punk

Lipstick, lipstick .... Lipstick Killers n'est pas réellement le nom de ce premier album des Dolls mais celui-ci porte son nom éponyme. Mais il fait tant de bien de  déclamer  😁 Lipstick Killers dans les oreilles. Cet opus est en fait la première démo en k7(qui elle portait bien ce nom)  parue chez ROIR avec les démos de 1972 et remasterisee en 2006 pour le cd. 

Le petit collector de la semaine nous l'avons déniché dans un bac à cds dans le domaine du proto-punk.(c'est pas compliqué un bout de rock'n roll dans une tranche de punk, un assaisonnement de glam mais pas encore vraiment punk) L'album est un plus qu'essentiel pour les amateurs de rock'n roll 70's : The New York Dolls "Lipstick Killers" sort en 1973. Toute une génération aura été marquée par cet énorme disque auquel il faut faire une vraie place.  Oui le glam-rock a été Bowie, Roxy Music, les hurleurs de Slade, Marc Bolan et il aura été aussi dans les New York Dolls. Les Dolls quoi ! 

Le premier album de 1973 ici dans sa version cd dédiée au marché japonais produit par le grand Todd Rundgen offre 10 plages vouées au rock'n roll véloce et au glam-rock ou du moins à ce qu'il va devenir dans la décennie qui va suivre. On retrouve les guitares de Johnny Thunders et de Sylvain Sylvain  parfaitement compactes,  le chant dynamique d'un David "M. Jagger"  Johansen sacrément soutenu par la batterie de Jerry Nolan et la basse d'Arthur Kane. Voilà pour l'histoire du premier volume des New York Dolls. 

L'objet est fin et beau juste un peu plus grand qu'une pochette crystal de cds. C'est à se demander si les labels n'avaient pas un stock à écouler avec l'adage "Tout se transforme" avec la réplique du vynil à l'identique : photo du band sur sofa et derrière le rose Dolls avec inscriptions en blanc concernant l'album.  On oublie pas la pochette intérieure avec logo de la fameuse Doll qui tourne le dos ou le fessier tout dépend de votre esprit ! Le cd est la réplique du vynil avec en rond central le logo "Lipstick" des Dolls(on le mangerait). Bien qu'inutile puisqu'on ne le verra pas tourner dès que posé en mode lecture. Malgré cela globalement un bien bel objet (collector) !







mardi 28 juin 2022

Dave Stewart and the Spriritual Cowboys

J'avais gardé ce souvenir proustien de Dave Stewart jusqu'à ce que je retrouve la galette dans un bac pour très peu. Cela tombait bien les vacances arrivaient. C'est dans cette ambiance que j'ai retrouvé le rock ou plutôt la musique de la moitié des Eurythmics sur ce premier album. Ca sent une modernité avec les imperfections de l'époque, le mélange d'une new-wave commerciale dans la continuité du duo, d'une pop à grands gimmicks de guitares mais aussi une grande maîtrise du guitariste qui avait su calibrer sa musique pour les radios qui n'étaient plus libres depuis un moment.


Dave Stewart n'est pas seul sur ce projet. S'il s'en tient aux textes, aux vocaux et à sa guitare il possède une sacrée équipe qui a parfaitement confectionné l'ossature de tout l'album avec de sacrés claviers, des bonnes basses, des bonnes batteries sagement programmées. Si le début de l'album laisse dubitatif la chose prend tout  son sens avec le magistral " Diamond Avenue". Dave Stewart and The Spiritual Cowboys sont certainement critiquables par ce côté sirop au taux de sucre trop élevé mais il détient quand on sait s'y attarder de véritables petites merveilles de rock très sombre (le post-punk n'existait pas encore !) comme ce "On fire". La voix de Dave Stewart est comme sa guitare elle s'insinue partout avec une grande élasticité. Tantôt souple, ample, enveloppante ou tout simplement rock "Party Town" ou encore "Fashion Bomb". Le reste est représentatif d'une certaine musique pop commerciale d'une époque révolue. Cette décennie avait 6 ans. 








dimanche 26 juin 2022

Amyl and the Sniffers astrawally riot band

A l'heure où la cour suprême des Etats-Unis a décidé de ratiboiser le droit des femmes à décider de leur vie (hein quand même) on se détourne de cette destination et on retourne vers l'autre pays du rock ou plutôt du riot-punk : L'Australie où le groupe d'Amyl Taylor a le vent en poupe. Amyl and the Sniffers sont issus de Melbourne et pratiquent un sacré punk rock riot bien furieux et qui rencontre énormément de succès actuellement. Punk oui, riot-girl certainement quand en plus le nom est issu de l'expression qui désigne le Poppers(soyez curieux et curieuses !). En tout cas le groupe d'Amyl doit figurer dans votre discothèque au rayon des nouveaux talents punk ! 

L'affaire a débuté dès 2016 avec un premier EP "Giddy up" bien prometteur et un autre l'année suivante "Big attraction". Mais cela ne suffisait pas pour enfoncer les labels. Alors l'album éponyme est arrivé. Et quel album ! Couverture punk à souhait, contenu furieux, guitares moulinettes, batterie et basse bulldozer et la voix d'Amyl gémissante, hurlante, et exprimant tout ce que le punk peut brailler furieusement  et déclarer. Bref vous l'avez compris on est dans du grand cru. 




Au diable la pandémie ! Un deuxième album est arrivé "Confort to me" en 2021. Toujours plus fort. Actuellement le groupe est en tournée et fait les beaux jours des magazines rock et se laisse découvrir car il était temps qu'un tel phénomène nous explose à la tête pour nous montrer que rien n'est fini mais que peut être tout commence. Cela s'appelle la musique et particulièrement le rock'n roll. Punk's not dead ! 






samedi 25 juin 2022

Les ombres du pourpre profond - Deep Purple Shades of Deep Purple Deluxe Edition


Les maisons de disques renouvellent perpétuellement les catalogues et les fonds de tiroirs des groupes et proposent de nouvelles versions des vieux albums en les additionnant de bonus, remix(pas le mieux parfois), d'inédits(c'est rare). Le règne du Deluxe règne en maître sur les coffrets cds et vynil. On peut se pencher sur le cas de Deep Purple. Peut-on toujours et encore réduire ce groupe à "highway star" ou autres "Smoke dans les waters" ou un "Blacknight". Deep Purple c'est du hard-rock baroque, roccoco parfois, classique et l'aventure n'a pas réellement commencé en 1970 mais des années avant. L'essence se trouve bien plus en amont dans sa période première en mark I avec un album "Shades of Deep Purple" qui livre dans son édition Deluxe quelques pépites   que vous pouvez rajouter à celles qui circulent sur le tube. 

Il faut vraiment se repencher sur cet album où le chant était porté par Rod Evans et la basse par Nick Semper. 3 reprises dont une des Beatles, une presque d'Hendrix, le fameux Hey Joe où Blackmore mettait en place son jeu légendaire. Reste 5 plages studios qui se situent entre rock psychédélique, pompeux, progressif de la première école et surtout le "Mandrake Root" à ne pas oublier. 




Tout est nettoyé, remixé et bien lissé. Les petits bonus sont assez intéressants et reflètent bien l'ambiance du dinosaure de cette époque en live ou en inédits studio comme ce "Chasing Shadows" véritable outtake non pris sur l'album studio, "Love help me" en version instrumentale ou encore la version alternative de "Help". L'édition s'offre un beau live bien décapant de "Hush" et une session BBC où le groupe avait joué "Hey Joe". Toute une époque pas si lointaine que cela quand on écoute le néo rock psychédélique qui semble bien s'inspirer encore de toutes ces compositions et de ces vieux albums du temps d'avant. Pas indispensable mais si vous êtes curieux vous l'aurez un jour ou l'autre ! 






vendredi 24 juin 2022

Kino Frontera - Home Works double album le rock de la planète Marseille de 2022

Vous ne connaissez pas Kino Frontera ? Ni The Lemon Cars ? Et bien c'est un oubli qu'il faudra très vite combler. Kino est un sacré artiste de Marseille la belle avec de multiples collaborations : Jim Younger's Spirit, Doc Vinegar et tant d'autres. Alors après son "Démos signées à la pointe de l'EP", son "Covers" où il se fendait de redonner d'autres couleurs aux new-yorkais Ramones, aux filles de Banarama, aux Kinks, aux Pretenders et autres Brian Jones Town Massacre il nous propose un double album magnifique "Home Works" avec la complicité des Disques Tchock label marseillais bien connu. Sans aucun doute un album que vous aurez plaisir à écouter tout au long de ce bel été chaud qui se profile. 

La pochette de la dernière livraison de Mr Frontera est superbe(ah les nuances de bleu...). Est-elle de la même teneur que les 23 plages qui défilent, petites portes dérobées ouvrant sur des couloirs, eux-mêmes donnant vu sur d'autres corridors bref un voyage aux guitares tantôt mugissantes, tantôt acérées, tantôt douces, tantôt grooves qu'un David Byrne ne reniera pas mais le tout est rock. Kino Frontera dès "Autumn" annonce le début du voyage. Et pour un voyage il est palpitant. La voix du monsieur est toujours aussi ample, enveloppe le tout, sensuelle, bleue au possible. Le mix son est très bien réalisé. "Home Works" nous perd tant sa teneur est vivifiante (Rumour). Kino Frontera ici franchit un nouveau chapître qu'il faut absolument aller écouter et acheter(les artistes ont tant besoin de nous). Un véritable diamant bleu nuit étincellant. Un grand bravo ! Bousculé, chamboulé, sans aucun doute le meilleur album du mois. 


(cliquez sur le lien)







Les marseillais de Catchy Peril et leur Nuclear Disco Punk

Marseille est une ville authentiquement rock. Si certains sont là et bien là depuis un bail ces mêmes institutions font des petits et la s...